Société de Coutellerie et d'Orfèvrerie Française(SCOF)
Ce terrain de Saint-Rémy-sur-Durolle est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00056820101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Saint-Rémy-sur-Durolle (63550) |
| Département | Puy-de-Dôme |
| Adresse | LES JURIAS |
| Mise à jour par l'administration | 11/04/2019 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 63.0033 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
La Société de Coutellerie et d'Orfèvrerie Française(SCOF) a exploité de 1974 à 2003 des installations de fabrication de couverts sur ce site (travail des métaux puis traitement de surface à l'argent et polissage). Lors de l'exploitation, les boues de polissage étaient stockées sur site, et les bains de traitement vidés dans les réseaux d'eaux usées ou dans le sol. Des diagnostics ont été réalisés en 2005-2006, indiquant la présence de métaux tels que: Arsenic, Chrome, Cuivre et Nickel dans les sols, et un faible impact sur les eaux souterraines. Les terres des zones impactées ont été excavées, des analyses en fond de fouilles ont été réalisées, et un recouvrement par de la terre végétale a eu lieu.
Ce qui a été fait et constaté
L'entreprise SCOF attire l'attention de l'administration en raison de ses pratiques : les eaux issues des machines de lavage et les bains usés de la chaîne de traitement sont déversés dans le réseau communal, parfois directement dans les champs en contrebas. Les boues pâteuses de polissage sont stockées en remblai sur un terrain de l'entreprise. A la suite d'un procès verbal dressé par la DRIRE en 1989, un arrêté préfectoral contraint l'exploitant à faire procéder à l'enlèvement des bains de la chaîne de traitement de surface et des boues d'émoutture. Deux arrêtés préfectoraux de mise en demeure du 31/12/2003 prescrivent à l'exploitant, représenté par son liquidateur, l'un l'enlèvement des déchets et l'autre une étude des sols et une évaluation simplifiée des risques. Entre mars 2005 et juin 2006, un diagnostic des sols et des eaux souterraines ainsi qu'une évaluation simplifiée des risques sont réalisés. Un réseau de 3 piézomètres est implanté en novembre 2005. Les sondages dans les sols montrent la présence anormale de métaux (arsenic, chrome, cuivre et nickel). Les prélèvements dans les eaux souterraines montrent : - au droit du site et en latéral : un impact du site lié à la présence d'arsenic (As) et nickel (Ni) ; - en aval du site et en latéral : la présence d'arsenic, chrome, plomb, nickel et hydrocarbures à l'état de traces. Des travaux d'évacuation de déchets et d'excavation de boues et de terres polluées sont menés du 13 au 15 décembre 2006. Une caractérisation préalable des boues avant travaux avait montré qu'elles contenaient notamment 67 g/kg de chrome et 19 g/kg de nickel. Le rapport de travaux de la société VEOLIA du 23/01/2007 indique que : - 2,22 tonnes de déchets banals sont évacués - 187,74 tonnes de boues et terres polluées sont excavées et évacuées vers un centre de traitement. Après excavation des terres, 4 prélèvements en fond de fouille sont réalisés. Les résultats moyens de teneurs en métaux sont : As = 130 mg/kg ; Cr = 710 mg/kg ; Ni = 180 mg/kg. Ces valeurs sont supérieurs aux "valeurs de constat d'impact en usage sensible" mais inférieures pour un usage non sensible pour Cr et Ni et légèrement supérieurs à la "valeur de constat d'impact en usage sensible" pour As, conformément à la méthodologie applicable en 2005. Les zones excavées sont comblées et recouvertes de 130 m3 de terre végétale les 22 et 23/01/2007. Par courrier en date du 26 mars 2007, l'inspection des installations classées atteste de la réalisation des travaux de réhabilitation. En l'absence d'une nappe d'eaux souterraines permanente et réellement constituée, le suivi de la qualité des eaux souterraines au droit du site initialement envisagé est abandonné.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Rémy-sur-Durolle, l'inventaire recense 12 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Saint-Rémy-sur-Durolle.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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