Sols pollués

EDF GDF SERVICES INDRE EN BERRY

Ce terrain de Le Blanc est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00048830101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLe Blanc (36300)
DépartementIndre
Adresse22 BOULEVARD DE CHANZY
Mise à jour par l'administration30/06/2015
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant36.0001 (BASOL)

Le contexte

Le terrain situé en zone résidentielle a accueilli de 1883 à 1961 une usine fabriquant du gaz à partir de la distillation de la houille. Les installations de l'usine ont été démolies dans les années 60 avec l'arrivée du gaz naturel. Actuellement, le terrain, propriété de Gaz de France, comprend les bâtiments administratifs du centre EDF / GDF Services Indre en Berry. Une nappe phréatique est présente au droit du site. Elle correspond à une nappe de vallée et demeure en liaison avec la Creuse. Cette dernière peut drainer la nappe ou l'alimenter en fonction de sa hauteur d'eau, ce qui entraîne des changements du sens d'écoulement des eaux souterraines. Le site de Le Blanc est un site dont la sensibilité vis à vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles est faible. En 1992, un audit environnemental a été réalisé en vue d'un réaménagement pour les besoins internes d'EDF / GDF et a mis en évidence : - la présence dans le sol de substances liées à la production de gaz manufacturé, notamment par des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), - une contamination des eaux souterraines par des composés organiques mono-aromatiques volatiles (BTEX), des HAP, des cyanures, de l'ammonium, du phénol et de l'arsenic, - la présence d'une cuve à goudrons (qui a été vidée, nettoyée et remblayée en 1994), - des risques négligeables sur le site tel qu'il se présentait car les couches imprégnées de goudrons sont séparées de la surface du terrain naturel par un revêtement, - un risque pour les riverains en cas d'utilisation de la nappe. En 1995, un chantier de confinement du site (coffrage) a été réalisé et a consisté en : - la construction de parois verticales étanches, réalisées par le moyen d'un rideau de palplanches métalliques (permettant de ceinturer la poche de pollution (brais de houille) qui s'est infiltrée dans le sol), - la construction d’un ensemble de deux petites chambres accolées à l'enceinte assurant dans la mesure du possible un équilibre hydrostatique entre les milieux intérieur et extérieur lors des mouvements de battement de la nappe. - l’excavation et l’incinération des goudrons (encore contenus dans les cuves de décantation) et les terres polluées (situées dans la zone proche de la principale poche de pollution). De 1992 à 2003, une surveillance des eaux souterraines a été effectuée et a mis en évidence - la présence de composés polluants à des concentrations faibles, permettant d’établir l’absence d’impact Suite à ce constat, le suivi des eaux souterraines a été arrêté. Observations: Action nationale d’État : protocole usine à gaz

Ce qui a été fait et constaté

Gaz de France a hiérarchisé ses actions sur les 467 sites d'anciennes usines à gaz qu'il gère, répartis sur l'ensemble du territoire. La méthodologie retenue a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité vis à vis de l'environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de population sur le site, ...). L'application de cette méthode a abouti à l'établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l'objet d'un protocole d'accord relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d'usines à gaz entre le Ministère de l'Environnement et Gaz de France signé le 25 avril 1996. Le site de Le Blanc est en classe 3 du protocole. A priori, c'est un site dont la sensibilité vis à vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles est faible. En vue d'un réaménagement pour les besoins internes d'EDF / GDF, un audit environnemental a été réalisé en 1992 et 1993 par un bureau d'études à la demande de Gaz de France. Celui-ci a consisté à effectuer des recherches historiques et documentaires, à rechercher des ouvrages enterrés, à évaluer l'impact du site sur les ressources locales en eaux souterraines et superficielles et à caractériser le sol en surface et en profondeur. Des prélèvements de sol suivis d'analyses chimiques ont montré la présence de substances liées à la production de gaz manufacturé, notamment par des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les analyses de l'eau ont montré une contamination par des composés organiques mono-aromatiques volatiles (BTEX), des HAP, des cyanures, de l'ammonium, du phénol et de l'arsenic. Cet audit a aussi mis en évidence la présence d'une cuve à goudrons qui a été vidée, nettoyée et remblayée en 1994. Une analyse des risque menée suite à cet audit a conclu à : - des risques négligeables sur le site tel qu'il se présentait car les couches imprégnées de goudrons sont séparées de la surface du terrain naturel par un revêtement, - un risque pour les riverains en cas d'utilisation de la nappe. Même si le risque du au sols pollués était négligeable en l'état du site, un chantier de confinement du site (coffrage) a été réalisé en 1995. L'enceinte de confinement consiste en : - des parois verticales étanches, réalisées par le moyen d'un rideau de palplanches métalliques, permettant de ceinturer la poche de pollution (brais de houille) qui s'est infiltrée dans le sol, - une ensemble de deux petites chambres accolées à l'enceinte assurant dans la mesure du possible un équilibre hydrostatique entre les milieux intérieur et extérieur lors des mouvements de battement de la nappe. Les goudrons encore contenus dans les cuves de décantation et les terres extraites dans la zone proche de la principale poche de pollution, lors du forage des pieux de fondation de la nouvelle construction, ont été enlevés et incinérés. Des prélèvements et analyses ont été effectués régulièrement entre 1992 et 2003 sur les eaux de la nappe. Les mesures faites lors des différentes campagnes n'ont pas montré d'impact à l'exception d'une mesure en décembre 2001 qui ne s'est pas révélée représentative de la qualité des eaux souterraines. Suite à la réhabilitation du site et aux résultats obtenus lors des campagnes de 1998 à 200, tous les paramètres analysés (indices phénols, cyanures, BTEX et HAP) étaient inférieurs à la valeur usuellement utilisée pour définir un impact), la surveillance des eaux souterraines a été arrêtée par GDF. En cas d'évolution de la maitrise foncière ou de l'utilisation du site, cette position sera révisée.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Le Blanc, l'inventaire recense 91 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Le Blanc.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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