Sols pollués

Ancienne société Emaillerie alsacienne

Ce terrain de Hoenheim est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00044710101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneHoenheim (67800)
DépartementBas-Rhin
AdresseRUE DES EMAILLERIES
Mise à jour par l'administration21/02/2017
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant67.0031 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Usine de fabrication de tôles émaillées et de panneaux de revêtements de 1923 à 1995. Installation classée soumise à déclaration. Le site s’est agrandi au cours du temps. Située au bord du canal de la Marne au Rhin au droit du pont sur le canal de la route de la Wantzenau dans un environnement urbanisé. Observations: Pollution des sols et et de la nappe phréatique liée à l’activité industrielle. Dans les sols, présence de métaux (cadmium et plomb) et de composés organo-halogénés volatils (tétrachloroéthylène et trichloroéthylène) dans la zone centrale du site. Dans les eaux souterraines, présence de composés organo-halogénés volatils (tétrachloroéthylène et trichloroéthylène). Etudes. * Reconnaissance de site, rapport d'étape. EAT Environnement. Novembre 1996. * Evaluation détaillée des risques pour la santé et fixation des objectifs de dépollution. Actualisation. Antéa. Juillet 2005.

Ce qui a été fait et constaté

L'Emaillerie a déposé le bilan en 1992, mais l'activité n'a cessé que fin 1996. La déclaration de cessation d'activité ainsi que la remise en état du site n'ont pas été réalisées. L'arrêté préfectoral (AP) du 03/04/98 a prescrit la mise en place d'une clôture et la réalisation d'études sur la nature et l'étendue de la pollution. Ces études ont révélé une forte contamination des sols par du Cd, du Pb et du tétrachloréthylène, ainsi que de nombreux autres polluants en teneurs plus faibles (BTX-HC-Métaux). Les eaux souterraines contiennent des traces de solvants chlorés ( tri- et tétrachloréthylène).De nombreux matériaux amiantés sont également présents sur le site. L'AP du 24/07/98 a mis en demeure le liquidateur de la société d'éliminer les fûts et les transformateurs électriques présents sur le site, et de réaliser une étude sur l'amiante sur le site.Un nouvel AP du 24/02/99 de mise en demeure de respecter les prescriptions de l'arrêté de 1998 a été pris. L'AP d'exécution des travaux de dépollution, du 02/11/99 a été rapporté pour vice de forme. Une Etude Détaillée des Risques de pollution (EDR) a été demandée par AP du 15/01/01. Un recours contre cet arrêté a été déposé auprès du tribunal administratif. Lors du lancement des travaux devant servir à la réalisation de l'EDR, le bureau d'études a trouvé des pollutions aux solvants chlorés ( tri- et tétrachloroéthylène) dans des jardins familiaux situés à l'Est du site. Un nouvel AP a été signé le 06/01/03, demandant de délimiter les zones polluées et de proposer des traitements. L'EDR complétée par les demandes de l'arrêté du 06/01/03 a été rendue le 31/01/03.Les analyses sur des légumes des jardins (septembre 2003) montrent l'absence de bioaccumulation notable en chlorés.Les analyses des piézomètres des jardins de décembre 2003 montrent une baisse sensible des solvants chlorés. Une enquête publique relative à la modification du POS , spécifique au terrain a eu lieu du 21/06/04 au 23/07/04 ;il est fait référence à la nécessité de confiner les métaux lourds et traiter les sols par venting. Cette modification du POS a été approuvée. Les repreneurs du site ont déposé une remise à jour de l'EDR et l'étude de la mise en place du dispositif de traitement des sources de contamination par solvants chlorés début juin 2005. Un AP imposant les traitements proposés et les objectifs de dépollution à atteindre a été signé le 19/08/05. Les résultats d'analyses de janvier 2005 dans les puits des jardins familiaux montrent des concentrations en tri + tétrachloroéthylène comprises entre 20 et 38 µg/l sur les puits de certains jardins, le puits le plus proche du site étant à 76 µg/l. L'interdiction d'utiliser cette eau pour l'arrosage des légumes est confirmée par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales ; des moyens d'alimentation en eau potable sont mis en place par la collectivité. L'étude technico-économique imposée par l'arrêté préfectoral du 19/08/05 a été transmise début février 2006. Des sondages complémentaires effectués en novembre 2006 ont amené une mise à jour de l'EDR santé. Par principe de précaution, les terres de la partie Nord du site ont été extraites pour traitement par venting et remplacées par des matériaux propres. Un AP du 03/08/07 porte sur le confinement des métaux lourds sous des parkings, l'excavation et le traitement des terres extraites au Nord du site et le traitement de la nappe avec fixation des paramètres de rejet des eaux traitées dans le canal de la Marne au Rhin. Par courrier daté du 13/01/09, le préfet du Bas-Rhin a accepté l’arrêt du pompage de confinement hydraulique du site. Cet arrêt était conditionné au maintien du dispositif afin de le remettre en route en cas de dépassement du seuil d’alerte de 30 µg/l des concentrations en tétrachloroéthylène au niveau des jardins familiaux. Au vu des résultats de la surveillance de la nappe, le DRIRE a demandé, par courrier du 1er décembre 2011, la remise en service du pompage. Cette opération a nécessité l'obtention de l’accord du Service de la Navigation responsable de la surveillance du Canal de la Marne au Rhin dans lequel s’effectuent les rejets des eaux pompées. Elle n'a pu être effective que début 2013. En date du 08/10/13, un arrêté municipal a restreint les usages de l'eau en aval du site. En novembre 2014, le pompage de confinement se poursuit mais le propriétaire des terrains a sollicité son arrêt au vu des résultats de 2 campagnes de surveillance effectuées en juillet et novembre 2013 (concentrations mesurées inférieures au seuil d'alerte).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Hoenheim, l'inventaire recense 46 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Hoenheim.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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