Sols pollués

CARAUTOROUTES

Ce terrain de Pondaurat est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00042150101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommunePondaurat (33190)
DépartementGironde
AdresseAIRES DE BAZADAIS NORD ET SUD
Mise à jour par l'administration05/01/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant33.0228 (BASOL)

Le contexte

Anciennes installations de distribution et de stockage d’hydrocarbures exploitées par la société ELF-France sur l’aire du Bazadais (sens Toulouse-Bordeaux) en bordure de l’autoroute A62 sur la commune de Pondaurat (33). Les installations étaient autorisées par arrêté préfectoral d’autorisation du 02/05/1979. Ce site a par la suite fait l’objet d’un récépissé de déclaration le 20/06/1988 pour le changement de classement de ces installations (passage du régime d’autorisation à celui de la déclaration). Le 01/10/2001, la société CARREFOUR (CARAUTOROUTE) devient le nouvel exploitant de ces installations. Le 14/12/2001, une nouvelle installation de GPL fait l’objet d’un récépissé de déclaration. Un récépissé de cessation d'activité a été délivré à la société CARAUTOROUTE le 28/02/2007. Observations: A la suite d'un incident (fuite sur une canalisation de dépotage gasoil) en date du 20 août 2004, plusieurs travaux de dépollution ont été entrepris. Le 23 septembre 2004, une unité de dépollution de type pompage/traitement associée à un dispositif d'écrémage a été mise en place. En avril et mai 2006, les infrastructures pétrolières ont été démantelées, et 716,98 tonnes de terres polluées ont été excavées. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant la fiche BASOL correspondante sur "http://basol.developpement-durable.gouv.fr/".

Ce qui a été fait et constaté

1 - INCIDENT DU 20/08/2004 (FUITE) Le 20/08/2004 une fuite sur une canalisation de dépotage est observée. Cet incident entraîne la prise d’un arrêté préfectoral de mesures d’urgence le 03/09/2004 qui prévoit notamment les actions suivantes : - réalisation d’un diagnostic de pollution, - excavation des terres polluées par l’épandage accidentel du gasoil, - curage des fossés à l’extérieur de l’aire d’exploitation et présentant des traces d’hydrocarbures, - nettoyage de tous les collecteurs et canalisations reliés au réseau d’eaux pluviales y compris le décanteur-séparateur, - la transmission des bordereaux relatifs à l’évacuation et/ou l’élimination des déchets, - mise en place d’un réseau de surveillance périodique des eaux souterraines. 2 - TRAVAUX A la suite de cet incident, du 27/08/2004 au 27/10/2004, le fossé situé en sortie de la station service (côté voie d’accès) a été curé et l’état des terres au niveau d’une fouille dans le cadre d’un remplacement de canalisation a été contrôlé. 7,16 tonnes d’eaux hydrocarburées présentes dans le fossé ont été récupérées ; 25,7 tonnes de matériaux du curage du fossé ont été chargées et envoyées en décharge de Classe 2 ; 1m3 de terres souillées provenant des sols de la station (autour de la canalisation) présentant des teneurs en hydrocarbures supérieures à 1.000 mg/kg ont été extraites et prises en charge par la société TOCKHEIM, et envoyées en centre de traitement. Le 23/09/2004, une unité de dépollution de type pompage/traitement associée à un dispositif d’écrémage est mise en place. Trois puits de fixation de la contamination (barrière hydraulique) permettent de pomper le flottant et traiter la nappe sur charbon actif. Ce dispositif de traitement (pompage et écrémage) a permis de récupérer 22 m3 de produit pur (dont 95% entre 2004 et 2006). En Avril et Mai 2006, le démantèlement des infrastructures pétrolières est réalisé et 716,98 tonnes de terres polluées ont été excavées. Ces terres ont été retirées afin d’éviter aux eaux de pluie de se charger en hydrocarbures et de venir alimenter en pollution les eaux souterraines. Elles ont été chargées par les sociétés GAUVIN, BARIAU LECLERC et TARDET puis envoyées au centre de traitement Séché éco-industries à Changé (53). Lors des travaux de démantèlement, un processus complémentaire de lessivage des sols a été mis en place (lit drainant avec réseau de drains dans lesquels seront injectées les eaux traitées) pour recréer le phénomène des pluies, mais de façon amplifiée et accélérée. Deux nouveaux puits ont été ajoutés au dispositif initial pour permettre le contrôle des teneurs en HCT dissous. 3. SUIVI DES EAUX SOUTERRAINES En application de l'arrêté préfectoral d'urgence du 3 septembre 2004, l'exploitant est tenu de procéder à un suivi périodique de la qualité des eaux souterraines. Un réseau de surveillance composé de 12 piézomètres situés en aval (côté Est) et deux piézomètres en amont des anciennes installations a été mis en place par l'exploitant en ce sens. Les paramètres recherchés sont les hydrocarbures totaux, le benzène, le toluène, l'éthylbenzène et les xylènes selon une fréquence : - mensuelle durant six mois, - puis semestrielle. Depuis l’installation du dispositif de traitement de la nappe (septembre 2004), une diminution de l’épaisseur de flottant et des concentrations en hydrocarbures dissous est constatée, après un pic observé en Juin 2007. Par courrier du 18/09/2007, l'inspection des installations classées demande à l'exploitant l'origine de la pollution observée sur les deux piézomètres situés en aval hydraulique de la barrière mise en place. Le rapport de suivi de Septembre, Octobre et Novembre 2007 transmis par l'exploitant le 10/12/2007, met en exergue que : - la quasi résorption d'une pellicule de flottant sur les ouvrages (épaisseurs de flottants très fines); - sur les 7.000 m3 d'eau traitée depuis le début du traitement sur charbon actif, 22 m3 de produit ont été récupérés. Les résultats du suivi des eaux souterraines de décembre 2007 et janvier 2008 font état d'une légère augmentation des épaisseurs de flottant (sur les ouvrages P1, P2, PzC et PzG) ne dépassant pas toutefois deux centimètres d’épaisseur. L’unité de dépollution n’a donc pas été arrêtée au mois de décembre 2007 comme cela était prévu. A partir du mois de février 2008, les pompes des puits P2 et P3 ont été stoppées. Le rapport de suivi de Juin-Juillet 2008 sur le suivi des eaux fait état de la persistance de venues de produits sur les ouvrages P2, P3 et PzG avec des irisations sporadiques en PZ2 et PZC après deux mois d'arrêt de l'unité de traitement. Les mesures de Juillet 2008 montrent des venues de produits essentiellement en P2 et P3. Un bilan d'hydrocarbures dissous et sur les épaisseurs de flottant est effectué à la fin Août 2008. Il met en exergue une persistance de phases flottantes au niveau des ouvrages situés en aval de la nappe. La présence d’hydrocarbures libres dans la nappe s’expliquerait par le fait que les bancs d’argiles retiennent des hydrocarbures libres au dessus de la nappe. Ces poches percées sont remobilisées lors des périodes de précipitations entraînant ainsi une recharge de certains ouvrages. Compte tenu des résultats d’analyses, notamment en ce qui concerne les épaisseurs de flottant, l’exploitant préconise la reprise du traitement (pompage et écrémage). Ce redémarrage s’accompagnera d’un suivi mensuel de la qualité de la nappe. Après examen du dernier rapport de suivi du 19/02/2009, il apparaît que le traitement mis en place n’est plus efficace (pas de diminution de l’épaisseur de phase flottante dans les ouvrages situés en aval du sens d’écoulement de la nappe). S’il a permis la résorption d’une partie de la pollution, les résultats montrent une persistance de phases flottantes sur les ouvrages suivants : NPzJ, P1, P2, P3 PzC, et PzG. Il est donc demandé à l'exploitant de proposer de nouvelles mesures de traitement de la pollution. Sur ce point, il convient de noter que suite à une inspection réalisée le 13/11/2008, l'exploitant était invité à transmettre sous deux mois un rapport proposant un nouveau mode de traitement de la pollution dans lequel serait précisé les mesures choisies en définissant et justifiant les objectifs de dépollution. Après réception et analyse de ce document, il sera demandé à l’exploitant de procéder à un traitement de cette pollution par le biais d’un arrêté préfectoral de travaux de dépollution et de suivi de la qualité des eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Pondaurat, l'inventaire recense 1 ancien site industriel ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Pondaurat.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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