Sols pollués

MAGNETTI MARELLI (EX SOLEX)

Ce terrain de Limay est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00039300101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLimay (78520)
DépartementYvelines
Adresse116 AVENUE DU PRÉSIDENT WILSON
Mise à jour par l'administration30/09/2020
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiantNon renseignés

Le contexte

Le site, d'une superficie d'environ 1,5 hectares, a accueilli de 1937 à 1993 (date de sa cessation d'activité) une activité de fonderie de métaux et d'alliages exploité en dernier par la société MAGNETTI MARELLI (EX SOLEX). Dans le cadre de la cessation d'activité, un diagnostic initial de l'état des sols et des eaux souterraines, réalisé en juin 1997, a mis en évidence une pollution des sols en hydrocarbures et en métaux au droit de la bascule et de la "piscine", de la benne de stockage de copeaux métalliques huileux et dans l'atelier de traitement de surface. Des traces de composés organo-halogénés volatils (COHV) et de composés organiques volatils (BTEX : Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes) ont également été détectées dans les eaux souterraines. Au vu des conclusions de l'analyse des risques induits par ces pollutions, des travaux de dépollution ont été menés en octobre 1998 en vue d'un usage futur du site de type industriel. Ils ont consisté en l'excavation et l'évacuation des terre polluées en hydrocarbures et en métaux vers des filières agréées. Lors des travaux, des analyses de sols effectuées sous la dalle béton de l'atelier de traitement de surface n'ont pas mis en évidence de concentrations anormales en métaux et en hydrocarbures. Ces terres ont donc été réutilisées sur le site comme remblai. La dalle béton de l'atelier de traitement de surface a aussi été analysée et a montré des teneurs en chrome total supérieures aux valeurs de référence. Toutefois, un test de lixiviation réalisée sur ces bétons a révélé une teneur en chrome 6+ (hexavalent) inférieure au seuil de détection et indiquait un impact potentiel non significatif. A l'issue de ces analyses, les bétons ont été envoyés en installation de stockage de déchets inertes. Dans le cadre d'un projet d'aménagement pour un usage de type résidentiel, un diagnostic complémentaire, réalisé en 2007, a montré une pollution des sols en hydrocarbures, en métaux (cuivre, plomb, zinc) dans les remblais et en COHV (notamment le trichloroéthylène) en partie centrale du site ainsi qu'une pollution des eaux souterraines en COHV avec des concentrations en trichloroéthane, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène supérieures aux seuils de quantification au droit de l'ensemble des ouvrages. Au vu de la pollution résiduelle, le bureau d'études a donc préconisé la mise en place de mesures constructives ainsi que la réalisation d'une analyse des risques résiduels afin de s'assurer que la pollution résiduelle ne génère pas de risques inacceptables pour la santé en vue d'un usage futur de type résidentiel. Compte tenu de la pollution résiduelle, une surveillance de la qualité des eaux souterraines a été réalisée. Les campagnes de mesures réalisées en 2015 et 2017 ont montré une stagnation des teneurs en plomb et en COHV (trichloroéthylène, tétrachloroéthylène) avec des teneurs inférieures aux limites de quantification du laboratoire. Au regard de ces résultats, la surveillance a été arrêtée. Au vu des éléments fournis et de la pollution résiduelle subsistant sur le site, l'état actuel des sols est compatible uniquement avec un usage de type industriel. Actuellement, le site est en friche. Observations: En cas de changement d'usage, le bureau d'études recommande la mise en place des mesures constructives suivantes : recouvrement des terres polluées par les bâtiments ou par une couche de forme (bitume, béton ou une couche de terre végétale propre) et mise en place de vides sanitaires ventilés s'il subsiste des pollutions par composés volatils. L'arrêt de la surveillance de la qualité des eaux souterraines a été acté par l'inspection des installations classées en 2018.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Limay, l'inventaire recense 69 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Limay.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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