Sols pollués

Station Service CARAUTOROUTES

Ce terrain de Mornas est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00038680101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneMornas (84550)
DépartementVaucluse
AdresseAIRE DES CROUSILLES
Mise à jour par l'administration10/01/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant84.0032 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

au 09/12/2015 Description du site : Station-Service CAROUTOROUTES « Relais des Crousilles » à Mornas (84) L'ancienne station-service TOTAL « Relais des Crousilles » est située à environ 750 m au sud du centre-ville de Mornas et à environ 10 km au nord-ouest d'Orange. Elle est implantée sur l'autoroute A7 dans le sens Lyon-Marseille, en rive gauche du Rhône. Actuellement, le site est dédié à un parking PL et aux voies d’accès vers la nouvelle station-service. Dans le cadre du regroupement de la société TOTALFINAELF, 70 stations-services autoroutières ont été cédées à des tiers pour des raisons de monopole sur le territoire national. Avant ces cessions, les stations ont fait l'objet d'un diagnostic environnemental. Aux alentours de la station-service TOTAL les Crousilles, deux enjeux sont recensés à 350 m, légèrement en aval latéral du sens d'écoulement : le captage AEP des Brassières à environ 350 m à l'Ouest et un captage d'irrigation à environ 350 m au nord-ouest. Description qualitative : Le diagnostic initial de la station-service autoroutière TOTAL de « l'Aire des Crousilles » s'est déroulé du 31 juillet au 2 août 2000 suivi d'une étude hydrologique complémentaire réalisée en 2001. La nappe est contaminée par des hydrocarbures de type essence et gas-oil, trois sources de pollution ont été identifiées : une source gas-oil à l'aplomb des anciennes tuyauteries, une source essence à l'aplomb des anciennes tuyauteries et une source essence au niveau des stockages. La contamination des eaux s'étend au-delà de l'emprise de la station-service. Deux panaches de gaz ont été identifiés au droit des pompes de distribution (zone 1) et au niveau des stockages (zone 2), liés à la fuite d'un des anciens réservoirs. La station a été reprise en mai 2001 par la société CARAUTOROUTES. Des travaux de réhabilitation pour la zone 2 ont été effectués du 25 juin 2001 au 15 janvier 2002. Ces opérations ont consisté en une « extraction triple phase » pour un temps de fonctionnement de 204 jours. Le volume d'eau traité a été de 5879,7 m3 et le volume d'air traité d'environ 670 583 m3. A l'issue des travaux, les résultats d'analyses mettent en évidence une dépollution en accord avec les seuils établis ( Pour la zone 1, les travaux se sont déroulés de février à septembre 2004. Il est apparu compte-tenu de la pollution résiduelle observée lors des dernières mesures en septembre 2004 que l'unité de traitement était surdimensionnée. Elle a été arrêtée. Le nouvel exploitant a préféré créer une nouvelle station et procéder à l'arrêt définitif de l'ancienne. Le démantèlement des installations a été réalisé en juin 2006, suivi par des opérations de dépollution. Un dossier de cessation d'activité a été déposé en date du 30 janvier 2007 et a été complété le 14 février 2007. TOTAL en tant que responsable de la pollution finance et commande les opérations. Du mois d'août à septembre 2006, des travaux ont été réalisés dans le parc à cuves. Ces travaux d'excavation menés uniquement sur la zone 1 ont conduit à l'évacuation de 60,84 tonnes de terres souillées. Des terres souillées à 4,5 m de profondeur n'ont pas été excavées du fait de la proximité du toit de la nappe. Les fouilles ont été remblayées avec des matériaux sains pour la création d'un parking de surface au droit des fouilles. En mars 2007, l'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant d'engager des recherches d'hydrocarbures dans les sols de la zone 1, la réalisation d'une campagne complémentaire de mesures de gaz dans les sols et la mise en place de 4 piézomètres pour suivre la qualité des eaux souterraines. Les résultats montrent la présence d'hydrocarbures dans les sols ainsi que la présence de gaz contenant des hydrocarbures. La mise en place des 4 piézomètres (trois dans la zone 1 et 1 dans la zone 2) a révélé la présence d'hydrocarbures dissous dans les eaux souterraines au droit de tous les piézomètres. Il n'y a pas de surnageant, ni de BTEX. Ainsi, la zone 2 n'est pas complètement traitée. La surveillance s'est poursuivie avec 10 campagnes entre le 22 janvier 2008 et le 13 octobre 2010, entre temps, un piézomètre a été détruit lors de la construction d'un rond-point. Des hydrocarbures sont toujours présents en phase dissoute. Le sens d'évolution du panache de pollution semble établi vers le sud-sud-est. Le 25 février 2011, l'exploitant a remis un dossier de synthèse de l'ensemble des travaux réalisés entre 2000 et 2010 ainsi qu'un schéma conceptuel qui met en évidence un risque potentiel d'exposition pour les populations riveraines situées à l'aval hydraulique du site via l'utilisation de l'eau de la nappe pour un usage d'eau potable et domestique. 4 piézomètres sont présents au droit de la nouvelle station en aval hydraulique de l'ancienne, le suivi piézométrique se poursuit.

Ce qui a été fait et constaté

Le diagnostic initial de la station-service autoroutière TOTAL de « l'Aire des Crousilles » s'est déroulé du 31 juillet au 2 août 2000 suivi d'une étude hydrologique complémentaire réalisée en 2001. La nappe est contaminée par des hydrocarbures de type essence et gas-oil, trois sources de pollution ont été identifiées : une source gas-oil à l'aplomb des anciennes tuyauteries, une source essence à l'aplomb des anciennes tuyauteries et une source essence au niveau des stockages. La contamination des eaux s'étend au-delà de l'emprise de la station-service. Deux panaches de gaz ont été identifiés au droit des pompes de distribution (zone 1) et au niveau des stockages (zone 2), liés à la fuite d'un des anciens réservoirs. La station a été reprise en mai 2001 par la société CARAUTOROUTES. Des travaux de réhabilitation pour la zone 2 ont été effectués du 25 juin 2001 au 15 janvier 2002. Ces opérations ont consisté en une « extraction triple phase » pour un temps de fonctionnement de 204 jours. Le volume d'eau traité a été de 5879,7 m3 et le volume d'air traité d'environ 670 583 m3. A l'issue des travaux, les résultats d'analyses mettent en évidence une dépollution en accord avec les seuils établis ( Pour la zone 1, les travaux se sont déroulés de février à septembre 2004. Il est apparu, compte-tenu de la pollution résiduelle observée lors des dernières mesures en septembre 2004, que l'unité de traitement était surdimensionnée. Elle a été arrêtée. Le nouvel exploitant a préféré créer une nouvelle station et procéder à l'arrêt définitif de l'ancienne. Le démantèlement des installations a été réalisé en juin 2006, suivi par des opérations de dépollution. Un dossier de cessation d'activité a été déposé en date du 30 janvier 2007 et a été complété le 14 février 2007. TOTAL en tant que responsable de la pollution finance et commande les opérations. Du mois d'août à septembre 2006, des travaux ont été réalisés dans le parc à cuves. Ces travaux d'excavation menés uniquement sur la zone 1 ont conduit à l'évacuation de 60,84 tonnes de terres souillées. Des terres souillées à 4,5 m de profondeur n'ont pas été excavées du fait de la proximité du toit de la nappe. Les fouilles ont été remblayées avec des matériaux sains pour la création d'un parking de surface au droit des fouilles. En mars 2007, l'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant d'engager des recherches d'hydrocarbures dans les sols de la zone 1, la réalisation d'une campagne complémentaire de mesures de gaz dans les sols et la mise en place de 4 piézomètres pour suivre la qualité des eaux souterraines. Les résultats montrent la présence d'hydrocarbures dans les sols ainsi que la présence de gaz contenant des hydrocarbures. La mise en place des 4 piézomètres (trois dans la zone 1 et 1 dans la zone 2) a révélé la présence d'hydrocarbures dissous dans les eaux souterraines au droit de tous les piézomètres. Il n'y a pas de surnageant, ni de BTEX. Ainsi, la zone 2 n'est pas complètement traitée. La surveillance s'est poursuivie avec 10 campagnes entre le 22 janvier 2008 et le 13 octobre 2010, entre temps, un piézomètre a été détruit lors de la construction d'un rond-point. Des hydrocarbures sont toujours présents en phase dissoute. Le sens d'évolution du panache de pollution semble établi vers le sud-sud-est. Le 25 février 2011, l'exploitant a remis un dossier de synthèse de l'ensemble des travaux réalisés entre 2000 et 2010, ainsi qu'un schéma conceptuel, qui met en évidence un risque potentiel d'exposition pour les populations riveraines situées à l'aval hydraulique du site via l'utilisation de l'eau de la nappe pour un usage d'eau potable et domestique. 4 piézomètres sont présents au droit de la nouvelle station en aval hydraulique de l'ancienne, le suivi piézométrique se poursuit. La réalisation de nouvelles investigations sur la zone 1 et la réalisation d'une IEM seront prochainement prescrit par la voie d'un arrêté préfectoral complémentaire.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mornas, l'inventaire recense 42 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Mornas.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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