Sols pollués

SARL FONTAINE

Ce terrain de Romorantin-Lanthenay est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00036270101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneRomorantin-Lanthenay (41200)
DépartementLoir-et-Cher
Adresse52 Bd Marechal Lyautey
Mise à jour par l'administration12/08/2022
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant41.0040 (BASOL)

Le contexte

L'ancienne station service est située en zone urbaine. Elle était exploitée jusqu'en 2004 par la société SARL FONTAINE sous enseigne TOTAL. La SARL FONTAINE a été dissoute en 2006. Le bâtiment et l'habitation attenante ont été rachetés, une extension a été réalisée afin d'accueillir un magasin de vente et de réparation de motos et cycles. L'extension du bâtiment n'a pas été réalisée sur vide sanitaire contrairement aux préconisations du permis de construire. L'habitation et le magasin ont été rachetés par TOTAL en 2011 en vue de leur démolition. Le ruisseau La Nasse coule à 150 m à l'Ouest du site. La première nappe rencontrée au droit du site à quelques mètres de profondeur est la nappe des sables de Sologne couramment utilisée au niveau de puits de particulier pour l'arrosage.

Ce qui a été fait et constaté

---------------------- Travaux de dépollution ---------------------- Les installations pétrolières ont été démantelées en 2005. 2 campagnes de dépollution ont été réalisées (excavation de 1200 t de terres polluées). Pour la pollution résiduelle identifiée sous la dalle du sous-sol de l'habitation, inaccessible sans démolition du bâtiment, des travaux d'imperméabilisation ont été réalisés également en 2005 (film plastique et nouvelle dalle béton hydrofuge). Les résultats de la surveillance des eaux souterraines et de la qualité de l'air au niveau du sous-sol prescrits par arrêté préfectoral du 5 juin 2007 ont conduit à mettre en évidence une pollution des eaux souterraines et de l'air du sous-sol de l'habitation, malgré les travaux réalisés. Compte tenu de ces résultats et de l'existence de puits privés proches du site, une dépollution complémentaire a été mise en place en 2008 : traitement des sols autour et sous le bâtiment par venting, pompage des eaux polluées pour traitement par écrémage et filtration sur charbon actif. Cette seconde phase de travaux a été encadrée par arrêté préfectoral du 4 novembre 2008. Sur 2008-2011, 426 l d'hydrocarbures ont été récupérés par écrémage. Les puits les plus proches recensés dans l'environnement du site qui ont pu être investigués ne sont pas impactés. Malgré cette seconde phase de travaux, la mise en place d'un système d'extraction d'air dans le sous-sol, la qualité de l'air ambiant dans l'habitation en particulier son sous-sol ne s'est pas améliorée. L'opportunité de l'arrêt de l'activité exercée sur le site et du départ des occupants de l'habitation a permis à la société TOTAL de racheter le site en juin 2011 pour pouvoir accéder à la pollution résiduelle et la traiter après avoir procédé à la démolition des bâtiments. Lors d'une visite du site en septembre 2011 par les services de l'Inspection des Installations Classées, il a été mis en évidence la présence de déchets sur le sol, ainsi qu'une cuve de vidange enterrée et une fontaine de dégraissage non vidées. Les résultats des contrôles de l'air intérieur des bâtiments se sont améliorés et les rejets des installations de traitement des eaux et des gaz des sols ainsi que des deux ventilations mises en place dans le sous-sol respectent les valeurs limites de rejet réglementaires. Suite à ces constats des actions sont prévues par Total : - la réalisation de nouveaux sondages à 6 m de profondeur afin d'établir une cartographie précise de la pollution des sols. La cuve de vidange sera vidée puis extraite. Une cuve enterrée sera également recherchée, - définir un nouveau plan de gestion avec démolition au moins partielle des bâtiments, - réaliser trois nouveaux piézomètres sur site et deux ouvrages hors site afin d'agrémenter la surveillance des eaux souterraines, - continuer la surveillance des puits recensés, - étayer la connaissance du réseau hydrographique du site (sens d'écoulement de la nappe), - poursuivre la surveillance de la qualité de l'air intérieur, des eaux souterraines et du fonctionnement de l'installation de traitement de la pollution. En octobre 2011 26 sondages entre 6 et 7 m de profondeur sont réalisés et 4 nouveaux piézomètres d'une profondeur de 10 m sont installés. Un diagnostic complémentaire a ensuite été mené entre octobre et novembre 2011. Il met en évidence la présence d'anomalies en hydrocarbures et BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes) dans le sol. Deux campagnes de suivi analytique de la qualité des eaux souterraines, des gaz du sol et de l'air ambiant de l'habitation ont été menées entre août 2011 et févier 2012. Les résultats de ces campagnes indiquent : - la confirmation du sens d'écoulement de la nappe vers les sud et l'est; - la présence d'une phase libre résiduelle d'hydrocarbures au-niveau de la nappe ainsi qu'un impact significatif en hydrocarbures dissous et BTEX dans les eaux souterraines; - la conformité aux normes des rejets des installations de traitement des eaux; - l'absence d'impact au droit des puits privés; - la diminution des concentrations en hydrocarbures volatils et en BTEX dans l'air interstitiel des sols; - la conformité des rejets de l'unité de traitement par rapport aux normes réglementaires; - des valeurs de ces paramètres inférieures aux seuils de quantification pour l'air ambiant, et des concentrations en BTEX inférieures au bruit de fond observé dans 95% des logements français. La mise à jour du schéma conceptuel et une étude qualitative des risques réalisés en février 2012 mettent en évidence l'absence de risques en l'état actuel mais une absence de rabattement de la nappe sur site des eaux souterraines (le confinement hydraulique du site est toujours efficient grâce au cône de rabattement généré par le pompage de la nappe) pourrait engendrer une exposition aux hydrocarbures par ingestion indirecte. Les préconisations du bureau en charge des diagnostics sont les suivantes: - le maintien d'une surveillance trimestrielle des eaux souterraines et des gaz des sols; - le maintien à une fréquence trimestrielle du suivi de la qualité de l'air ambiant; - le maintien sur une fréquence semestrielle des campagnes de suivi sur les puits situés hors site; - le maintien du pompage et de l'écrémage des eaux souterraines. Un plan de gestion a été réalisé en 2012. Des travaux de dépollution ont été réalisés. Le dispositif de traitement par pompage écrémage, relayé à partir de 2014 par un dispositif d'extraction sous vide au droit de l’ensemble de la zone source résiduelle , a été arrêté en 2016 après l’atteinte des objectifs sur 74 % des ouvrages de traitement. Une concentration en benzène dans l'air ambiant supérieure à la valeur du bruit de fond a été relevée pour la première fois en 2016. Les campagnes de suivi analytique de la qualité des eaux souterraines, des gaz du sol et de l'air ambiant de l'habitation sont maintenues à une fréquence trimestrielle.

Ce qui a été fait et constaté

Le site a accueilli une ancienne station-service exploitée jusqu'en 2004 par la société SARL FONTAINE sous enseigne TOTAL. Après la dissociation de la SARL FONTAINE en 2006, le bâtiment et l'habitation attenante ont été rachetés afin d'accueillir un magasin de vente et de réparation de motos et cycles. Dans cette optique, une extension du bâtiment a été réalisée. L’environnement immédiat du site est de type résidentiel. Le ruisseau « Le Rantin » coule à 750 m à l'Est du site et le ruisseau « La Nasse » à 100 m au Nord-Ouest du site. La première nappe rencontrée au droit du site à quelques mètres de profondeur est la nappe des sables de Sologne couramment utilisée au niveau de puits de particulier pour l'arrosage. La nappe des Calcaires de Beauce, est retrouvée au droit du site à 7,5 m de profondeur. A 1 km au sud du site se trouve la rivière de la Sauldre, utilisée pour un usage piscicole et récréatif.De nombreux puits privés situés aux alentours du site, utilisés pour des usages sensibles (potagers, arrosage de jardin) sont potentiellement vulnérables à une pollution en provenance du site. Une Évaluation Simplifiée des Risques (ESR), réalisée en 2005 à la suite de différentes campagnes d'investigations et de dépollution, a conduit à un classement du site en classe 2 (site à surveiller) du fait de la présence de pollution résiduelle en trois zones du site, notamment, sous la dalle du sous-sol de l'habitation ayant fait l'objet de travaux d'imperméabilisation, et de benzène dans l'air ambiant en sous-sol. Des prélèvements ont également été effectués dans les puits les plus proches recensés. Leur analyse a montré l'absence d'hydrocarbures et de BTEX dans les eaux souterraines hors site. Les résultats de la surveillance des eaux souterraines, au moyen de l'installation de 3 piézomètres, et de la qualité de l'air au niveau du sous-sol prescrits par arrêté préfectoral du 5 juin 2007 à la suite des opérations de dépollution réalisées ont conduit à mettre en évidence une pollution en BTEX et en hydrocarbures des eaux souterraines et de l'air du sous-sol de l'habitation. Le schéma conceptuel réalisé par ailleurs a mis en évidence un risque potentiel pour les personnes habitant et travaillant au droit du site via l’inhalation de substances volatiles. Compte tenu de ces résultats et de l'existence de puits privés potentiellement vulnérables à moins d’1 km du site, les opérations de dépollution complémentaires suivantes, encadrées par arrêté préfectoral du 4 novembre 2008, ont été mises en œuvre : - traitement des terres polluées en BTEX autour et sous le bâtiment par venting, - pompage des eaux polluées pour traitement par écrémage et filtration sur charbon actif. La société TOTAL, après le rachat du site en 2011, a procédé à la démolition de certains bâtiments afin de pouvoir traiter les sources de pollution résiduelle. Un diagnostic complémentaire mené en 2011 a mis en évidence la présence de 2 zones de pollution résiduelle absorbée en hydrocarbures et BTEX dans les sols, ainsi que de fortes concentrations en hydrocarbures et en BTEX dans les eaux souterraines. En 2012, 2 cuves enterrées ont été vidées et extraites, et les terres polluées évacuées vers un centre de traitement agréé. Une pollution résiduelle, présente au droit d'une de ces cuves, n'a pu être traitée en totalité du fait de la présence d'un vérin hydraulique. La mise à jour du schéma conceptuel et l'évaluation quantitative des risques sanitaires, réalisées en 2012, concluent à l'absence de risque en l'état actuel du site (site inoccupé et confinement hydraulique du site par pompage). Un arrêt du rabattement des eaux de la nappe pourrait toutefois engendrer une exposition aux hydrocarbures par ingestion indirecte. Les résultats du suivi de la qualité des eaux souterraines menées entre 2008 et 2014 ont révélé : - la confirmation du sens d'écoulement de la nappe vers le sud et l'est; - la présence d'une phase libre résiduelle d'hydrocarbures au niveau de la nappe ainsi qu'un impact significatif en hydrocarbures dissous et BTEX dans les eaux souterraines; - la diminution des concentrations en hydrocarbures volatils et en BTEX dans l'air interstitiel des sols. Le dispositif de traitement par pompage écrémage, relayé à partir de 2014 par un dispositif d'extraction sous vide au droit de l’ensemble de la zone source résiduelle , a été arrêté en 2016 après l’atteinte des objectifs sur 74 % des ouvrages de traitement. Une concentration en benzène dans l'air ambiant supérieure à la valeur du bruit de fond a été relevée pour la première fois en 2016. Les campagnes de suivi analytique de la qualité des eaux souterraines, des gaz du sol et de l'air ambiant de l'habitation sont maintenues à une fréquence trimestrielle. Observations: Surveillance des eaux souterraines, dépollution d’un secteur du site

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Romorantin-Lanthenay, l'inventaire recense 158 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Romorantin-Lanthenay.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.