Sols pollués

Raffinerie du Midi

Ce terrain de Crissey est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00035980101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCrissey (71530)
DépartementSaône-et-Loire
Adresse1 RUE PRINCIPALE Z. I. NORD DE CHALON-SUR-SAÔNE
Mise à jour par l'administration25/09/2019
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant71.0011 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

La société Raffinerie du Midi a exploité, de 1956 à 2012, dans la zone industrielle Nord de l’agglomération de Chalon-sur-Saône, une unité de stockage d’hydrocarbures. Des incidents entre 1979 et 1998, ont conduit à la réalisation de plusieurs diagnostics du sol. Celui de 1998, a montré qu’il y avait plusieurs sources de pollution aux hydrocarbures totaux et aux BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes), causées par des fuites de carburant et de fioul. Un diagnostic effectué en 2002, a confirmé la pollution du sol mais a aussi établi celle de la nappe superficielle. Il s’en est suivi la mise en place d’une campagne de suivi de la qualité des eaux souterraines (nappes superficielle et profonde de l’aquifère de Saint-Cosme). En 2005, de nouvelles investigations ont été réalisées. Elles : - confirment la pollution aux hydrocarbures et aux BTEX de la nappe superficielle ; - permettent de constater une pollution (faible)de la nappe profonde par les hydrocarbures ; - montrent la présence d’une lentille d’hydrocarbures purs sur le site (hydrocarbures flottants sur la nappe superficielle). Diverses tentatives de traitement des pollutions en place ont été menées, avec un succès limité, du fait notamment de la faible perméabilité des sols et de la relative étendue de la pollution. Le 8 novembre 2011, la société a décidé d’arrêter ses activités sur le site. Fin 2013, au titre de la procédure de cessation d’activité, un nouveau diagnostic environnemental a été réalisé. Il fait le constat d’une contamination des sols globalement modérée en hydrocarbures, avec quelques « spots », dont certains à plus de 2 mètres de profondeur, et de la pollution de la nappe superficielle (mais plus de la nappe profonde). Des traitements des eaux souterraines ont permis de récupérer quelques centaines de kilogrammes d’hydrocarbures purs, mais des pollutions résiduelles restent en place, globalement assez diffuses. L’état du site est jugé compatible avec un usage industriel.

Ce qui a été fait et constaté

► ÉTUDES ENVIRONNEMENTALES DU SITE De 1979 à 1998, des incidents ont pu être mis en évidence, notamment des fuites de tuyauterie et des fuites en fond de bac. Suite à ces incidents plusieurs diagnostics de sols ont été réalisés. • Diagnostic préliminaire en 1996, évaluation simplifiée des risques en 1998 Les résultats des investigations ont conclu à plusieurs sources de pollution des sols avérées ou potentielles par hydrocarbures totaux et BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes), causées par des fuites de supercarburant, fioul ou autres fluides hydrauliques. • Diagnostic approfondi en 2002 L'objectif de ce diagnostic était de déterminer le sens d'écoulement de la nappe superficielle au droit du site, de contrôler la qualité des eaux souterraines et de préciser les zones sources de pollution (extension des zones et caractérisation des polluants). Les résultats des investigations ont confirmé la pollution avérée des sols mais également une pollution de la nappe superficielle au droit du site. En effet, la pollution détectée dans les piézomètres (systèmes utilisés afin de réaliser des prélèvements d'eau de la nappe dans le but d'en analyser les composants et/ou mesurer le niveau d'eau) laissait suspecter la présence de produits purs (hydrocarbures flottants) ou d'une émulsion très concentrée. Des recommandations portant sur un traitement de la nappe par pompage et stripping suivi d'un post-traitement sur charbon actif avaient été proposées, afin de fixer la pollution et d'améliorer la qualité des eaux souterraines. A partir de 2002, des campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines ont commencé à être réalisées, et à partir de 2005 le suivi se faisait de façon semestrielle. En 2005, une étude complémentaire a été transmise à l'inspection des installations classées. Les objectifs étaient : - de définir l'extension de la lentille de flottant (hydrocarbures purs dans la nappe superficielle) ; - de réaliser des tests de récupération des hydrocarbures ; - de mettre en place un système de collecte des hydrocarbures. Les résultats des investigations de 2005 ont indiqué que : - la nappe superficielle est impactée par les hydrocarbures et les BTEX ; - la nappe profonde présente des teneurs en hydrocarbures inférieures aux valeurs réglementaires de 2005, sans traces de BTEX ; - la lentille de pollution est confinée au droit du site et ne s'étend pas à l'extérieur ; - cette lentille pourrait être évacuée via des "bandes oléophiles" permettant l’écrémage du flottant. En 2007, suite au démantèlement de cuves de stockage, un impact visuel et olfactif en hydrocarbures a été constaté. 8 sondages ont alors été réalisés et les conclusions ont indiqué que l'ensemble des échantillons de sondages sont pollués en hydrocarbures ; de plus, deux échantillons sont également impactés en composés aromatiques volatils (CAV). Dans le cadre de la cessation d'activité du site, l'exploitant a prévu la réalisation d'un diagnostic environnemental et d'un plan de gestion et de réhabilitation du site. Les campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines (nappe superficielle et nappe profonde) se sont poursuivies à raison de 2 campagnes par an. • Diagnostics complémentaires en octobre et décembre 2013 Une nouvelle étude de diagnostic environnemental en octobre 2013 a mis en évidence pour les sols : - une contamination modérée par des hydrocarbures C10-C40, avec un point à teneur particulièrement élevée en surface au niveau d'une zone de dépotage de wagons citernes ; - des impacts ponctuels en hydrocarbures légers C5-C10 dûs à des fuites anciennes entre des cuvettes ; - une localisation préférentielle des zones impactées en profondeur, sous des remblais d'au moins 2 mètres d'épaisseur, dans la zone de battement de la nappe superficielle du Saint-Cosme. L'étude révèle par ailleurs une contamination significative de cette nappe par des hydrocarbures C5-C10 vers 3 à 4 mètres de profondeur, ainsi qu'une extension d'une panache de pollution des eaux souterraines en direction de l'aval hydraulique à partir de la zone des cuvettes 1 et 2. Toutefois l'aquifère profond du Saint-Cosme ne semble pas contaminé. Les solutions alors proposées pour la réhabilitation du site visaient à une élimination des sources de pollution identifiées dans les sols ("spots" contaminés), et une dépollution des eaux de la nappe de Saint-Cosme supérieure avec confinement sur site des polluants. Une seconde campagne de diagnostic en décembre 2013 est venue confirmer le fort impact identifié dans les sols de la zone de dépotage, le volume à traiter étant estimé à 600 m³. Par ailleurs les résultats d'analyses de la qualité des eaux souterraines ont mis en évidence : - un fort impact en hydrocarbures légers C5-C10, associés à du benzène au centre du site ; - un fort impact en hydrocarbures dissous dans les ouvrages, 3 d'entre eux présentent même du flottant ; - l'absence d'impact dans les ouvrages hors du site, en aval hydraulique. ► TRAVAUX DE DÉPOLLUTION Les sols du site impactés par des hydrocarbures ne semblent pas avoir fait l'objet de travaux de dépollution. Une tentative de traitement de la nappe souterraine avaient été entreprise en 2005 ; son résultat n'est pas connu. De nouveaux essais de dépollution des eaux souterraines ont été effectués dans le cadre du diagnostic complémentaire de décembre 2013 : ils se sont révélés peu concluants en raison de faibles perméabilités au sein de l'aquifère. En 2013, 2014 , une étude de faisabilité d'un projet de confinement hydraulique est réalisée. Cette solution de confinent hydraulique est rejetée et un pilote biologique sur spot dans les sols est retenue à la place. En été 2014 , ce traitement biologique par pilote des terres excavées est réalisé et 650m3 de sols sont traités. Le remblaiement a été effectué en mai 2015 , et les fonds de fouilles laissées ouvertes ne présentent qu'une baisse peu significative représentant la faiblesse du phénomène de biodégradation. De juin à octobre 2015 , un traitement des eaux souterraines par Biosparging est tenté et 396kg d'HC sont spargés en 4 mois. Des biofiltres sont mis en places en mai 2016 et 161kg d'HC sont spargés en 8 mois à la sortie de ces derniers. Des casiers d'écrémage ont également été mis en place fin avril 2016. Le pilote a pris fin en janvier 2017. Des campagnes de suivi sont réalisées de mars 2015 à mars 2017 à l'aide de piézomètre. Les résultats d'analyses présentent des valeurs en HC en baisse depuis mars 2015 en aval (pz4) et des valeurs en hausse en latéral (pz8b) dans la nappe superficielle. Les nappes profondes ne présentent , quant à elle , pas d'impact. Le nord , l'ouest et le sud ouvrent des possibilités d'aménagements générant peu de contraintes , la partie Est reste affectée d'une pollution diffuse. Une surveillance ainsi qu'une interdiction d'accès au site est maintenue.

Ce qui a été fait et constaté

Résultat de la surveillance à la date du 2017-03-01 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : il y a toujours des impacts significatifs en hydrocarbures dans la nappe superficielle au droit du site. Baisse des teneurs en HC et MTBE dans la zone du pilote , pas d'évolution particulière hors zone du pilote. Informations complémentaires : Surveillance encore nécessaire , l'absence d'usage des eaux doit être pérennisée. 2/3 du site ne présentent que peu de contraintes , l'autre tiers présentent des risques.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Crissey, l'inventaire recense 47 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Crissey.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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