Sols pollués

Ancienne usine à gaz

Ce terrain de Luxeuil-les-Bains est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00035940101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLuxeuil-les-Bains (70300)
DépartementHaute-Saône
Adresse1 RUE SAINT COLOMBAN
Mise à jour par l'administration05/03/2018
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant70.0015 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Gaz de France (aujourd’hui Engie) a exploité environ 500 usines à gaz sur le territoire français, qui ont toutes arrêté cessées d’être exploitées dans les années 50-60. Ce type d’activité étant susceptibles de générer des pollutions des sols pouvant présenter des risques sanitaires et environnementaux, un protocole programmé sur 10 ans a été signé en 1996 entre Gaz de France et le ministère en charge de l’environnement. Il a notamment abouti à la mise en œuvre d’une méthodologie nationale qui a permis de hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité des points de vue sanitaires et environnementaux. L’ancienne usine à gaz, qui était implantée au droit du site dans la commune de Luxeuil-les-Bains, fabriquait du « gaz de ville » par distillation de la houille. Au sens du protocole, c’est un site dont la sensibilité vis-à-vis de l’homme, des eaux souterraines et superficielles a été qualifiée de très faible (classe 4). Cela a justifié la réalisation d’une étude historique, qui pouvait, le cas échéant, être suivie par la vidange de la ou des cuves éventuellement identifiées. Cette étude et les investigations de terrain ont été menées 2005. Elles ont conduit : - au nord du garage actuel, à constater la présence d’une cuve enterrée remplie de goudron et d’eau, enfouie ; - au sud du garage, à constater également la présence de fûts métalliques remplis de goudrons et d’hydrocarbures, ainsi que de terres souillées ; - sous la dalle du garage, à suspecter l’existence d’une cuve. Les mesures de réhabilitation suivantes ont été mises en œuvre en 2006 : - vérification de la présence de la cuve sous le garage, qui s’est avérée positive ; - curage et nettoyage des cuves ; - excavation des fûts métalliques - excavation des terres souillées, avec évacuation en centre de traitement (270 tonnes).

Ce qui a été fait et constaté

Gaz de France a hiérarchisé ses actions sur les 467 sites d'anciennes usines à gaz qu'il gère, répartis sur l'ensemble du territoire. La méthodologie retenue a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité vis à vis de l'environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de population sur le site...). L'application de cette méthode a abouti à l'établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l'objet d'un protocole d'accord relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d'usines à gaz entre le Ministère de l'Environnement et Gaz de France signé le 25 avril 1996. Le site de Luxeuil les Bains est en classe 4 du protocole. De ce fait, c'est un site dont la sensibilité vis à vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles est très faible. Conformément aux engagements pris dans le protocole, Gaz de France a réalisé en juin 2005 une étude historique et des investigations de terrain afin de localiser les éventuelles cuves enterrées présentes sur le site. Cette étude conclut : - à l'absence de signes organoleptiques de contamination par des composés organiques au niveau de l'ancien gazomètre situé au sud du site (l'emplacement du second gazomètre est recouvert par un bâtiment, ce qui n'a pas permis de l'investiguer) ; - à la présence d'une ancienne cuve enfouie remplie de goudron et d'eau souillée, située au nord du garage actuel (dimensions : 3,5 x 4,5 m sur 3 m de profondeur) ; - à la présence d'un fût métallique rempli de goudron et d'hydrocarbures dans les terrains au sud du garage actuel, et de terres souillées aux hydrocarbures à proximité immédiate du fût. Selon les informations recueillies dans le cadre de l'étude, une seconde cuve à goudron est susceptible de se trouver sous la dalle du garage actuel (information non vérifiée vu la présence du bâtiment). Des travaux de nettoyage du site ont été réalisés, conformément aux dispositions du protocole, en janvier 2006 et ont consisté en : - sondages dans la dalle du garage pour vérifier la présence de la cuve suspectée. La cuve a été effectivement trouvée, il s'agit en fait du prolongement de la cuve découverte à l'extérieur du garage (cuve en pierre avec enduit ciment, dimensions 5,2 x 4,1 m) ; - curage et nettoyage de l'ensemble de la cuve, qui s'est avérée non fissurée. Remplissage de la cuve par des matériaux sains (remblais calcaires) ; - fouilles au niveau du fût métallique retrouvé lors des premières investigations : excavation de deux fûts métalliques, d'anciennes conduites et de terres souillées par des hydrocarbures ; - envoi en traitement de l'ensemble des terres impactées et goudrons pâteux excavés (désorption thermique, incinération), soit environ 270 tonnes, élimination des déchets métalliques. La cuve traitée ne présentant aucun signe de fissure pouvant occasionner un impact environnemental, aucune investigation complémentaire n'a été menée. Des investigations complémentaires seront nécessaires en cas de vente/changement d'usage du site, afin de vérifier sa compatibilité avec le nouvel usage envisagé.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Luxeuil-les-Bains, l'inventaire recense 104 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Luxeuil-les-Bains.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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