CRASSIER TREFILEUROPE ET BASSINS A BOUES DE MARNAVAL
Ce terrain de Saint-Dizier est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00035530101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Saint-Dizier (55170) |
| Département | Haute-Marne |
| Adresse | MARNAVAL |
| Mise à jour par l'administration | 08/08/2017 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 55.0009 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
Cette friche industrielle était le siège d'un ancien complexe industriel sidérurgique (Hauts-fourneaux, aciéries, laminoirs) qui s'est développé jusqu'en 1958 et qui était de nature à être soumis à autorisation au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement. Le présent SIS correspond aux anciens dépôts de déchets industriels : un ancien crassier (environ 27 000 m2) situé en bordure de la Marne et des bassins de décantation des boues provenant du tréfilage (superficie de 89 400 m2). Observations: Les études environnementales réalisées sur ce site, notamment dans les années 1990-2000, ont permis de caractériser la nature et la composition des déchets du crassier et des bassins à boues qui présentent notamment de fortes teneurs en métaux lourds (plomb principalement).
Ce qui a été fait et constaté
Dans le cadre de la gestion du risque inhérent à la présence des installations de Tréfileurope, un rideau de palplanches protégeant directement les captages des amenées d'eaux issues des zones d'activités (sous l'effet de pompages) a été réalisé en 1962 et un réseau de contrôle de la qualité des eaux souterraines a été mis en place dès 1978.Ce réseau comprend sept piézomètres, des mesures de surveillance sont prescrites par arrêté préfectoral du 04 octobre 1999. Les terrains en friches ne supportant pas d'activités industrielles ont été achetés par la société ARCELORMITTAL France qui assure également la surveillance du site. ARCELORMITTAL France a réalisé des études sur les zones correspondant à l'ancien crassier, l'emplacement des anciennes lagunes dites " bassins sud", la zone des anciennes lagunes dites " bassins nord" et à l'emplacement de l'ancien atelier de galvanisation.(soit 22.5 hectares sur une superficie globale du site de 24.5 hectares). Le 13 février 2003, ARCELORMITTAL France a remis à l'inspection des installations classées un diagnostic initial rédigé dans le cadre des études prescrites. L'étape A du diagnostic initial a mis en évidence des sources de pollution liées aux activités passées : - les remblais et les sols autour du bâtiment de galvanisation (source SP1), - les remblais et les sols au droit de l'ancien crassier (source SP2), - les boues au droit des anciens bassins de décantation au nord (SP3) et sud (SP4). Selon le schéma conceptuel, ces substances peuvent être transférées vers l'homme par contact direct (cutané, ingestion et inhalation) et éventuellement par les eaux superficielles de la Marne (pêche). L'absence d'usage AEP ou autre usage sensible en aval du site supprime le risque de transfert par le milieu souterrain. La surveillance des eaux souterraines et superficielles est néanmoins prescrite par l'arrêté préfectoral du 11 février 2003. L'évaluation simplifiée des risques de juin 2004 a permis d'identifier des sources secondaires de pollution par les métaux lourds au niveau des sols. Les analyses sur les eaux souterraines (trois piézomètres) ne montrent pas de teneurs anormales pour les éléments et substances analysées. La surveillance se poursuit néanmoins. Suite à la visite d'inspection de 2012, il apparaît que les déchets stockés dans les bassins à boues et le crassier n'ont pas fait l'objet de couverture. Le contact direct est cependant limité par la difficulté d'accès (végétation ou clôture). La présence de ces déchets à proximité de la Marne, l'extension du second bassin nord, la stabilité et le potentiel polluant pour les eaux, les risques d'envols de poussières inconnus imposent de préparer un plan de réaménagement du site. Au niveau de la zone de l'atelier de galvanisation, des teneurs importantes en plomb ont été mise en évidence. Cette zone est attenante aux activités des sociétés CERMAST et TREFILEUROP sans séparation physique. La possibilité de contact humain ou d'envol de poussières est importante car cette zone n'est ni clôturée ni couverte. Des dispositions doivent être prises pour isoler cette source de pollution et en conserver la mémoire. Par ailleurs, les déblais de démolition de l'ancien bâtiment de galvanisation ont été entreposés dans une alvéole du crassier, sous couvert d'un accord de la DRIRE (aujourd'hui intégrée à la DREAL). Seuls les matériaux de démolition non pollués par les anciennes activités de traitement de surface pouvaient y être stockés. Or, des analyses réalisées au droit de cette alvéole ont révélé de fortes teneurs en plomb (15000 mg/kg en surface et 35000 mg/kg en sub-surface). Aussi, le représentant de l'ancien exploitant doit proposer des mesures de gestion pour les déchets stockés dans cette alvéole qui ne respectent pas les conditions fixées par la DRIRE. Au regard du contexte hydrogéologique sensible du site (proximité de la Marne, de captages AEP), l'exploitant doit compléter les investigations sur les stockages de déchets par : - la caractérisation des déchets entreposés dans ces stockages, - l'évaluation du potentiel polluant des stockages, au minimum par des analyses sur bruts et sur lixiviats des déchets, - la prise en compte du risque d'inondation pour les secteurs concernés, - la stabilité géotechnique de l'ensemble des stockages de déchets, afin de définir, le cas échéant, un périmètre de sécurité autour des bassins à boues et de s'assurer de la stabilité des stockages en bordure de Marne, - la proposition de mesures de gestion, si ces dernières se révèlent nécessaires pour garantir la protection des intérêts mentionnés à l'article L.511-1 du code de l'environnement, - la proposition de restrictions d'usages afin de conserver la mémoire des déchets stockés et de limiter les usages de façon pérenne.
Ce qui a été fait et constaté
Résultat de la surveillance à la date du 2013-02-25 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : impact en sulfates sur plusieurs piézomètres dont un à proximité des captages AEP.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Dizier, l'inventaire recense 187 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Saint-Dizier.
- ERNEST RONOT — secteur d'information sur les sols
- BOLLORE — site dont la pollution est instruite par l'État
- CPE — site dont la pollution est instruite par l'État
- HACHETTE et DRIOUT — site dont la pollution est instruite par l'État
- EDF de la TAMBOURINE — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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