Sols pollués

Blanchisserie Industrielle de Carrières sur Seine

Ce terrain de Carrières-sur-Seine est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00035050101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCarrières-sur-Seine (78420)
DépartementYvelines
Adresse30 RUE DE BEZONS
Mise à jour par l'administration23/07/2026
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant78.0089 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Le site, d’une superficie de 1216 m², a accueilli de 1934 à 2008 une activité de blanchisserie industrielle axée sur le lavage de linge provenant du milieu hospitalier, à l’exclusion du linge souillé par des traces d’éléments radioactifs provenant d’examens médicaux particuliers. La société a été placée en liquidation judiciaire en juillet 2008 à la suite d’un arrêté préfectoral du 7 mars 2007 ordonnant la suppression de l’installation de lavage de linge compte tenu de l’incompatibilité de l’activité avec les dispositions du POS (Plan d'occupation des Sols) de la commune de Carrières-sur-Seine. Dans le cadre d'un projet de cession du terrain pour un usage mixte habitation/bureaux, un diagnostic de l'état des eaux et des sols a été réalisé en 2010, complété en 2011 par un rapport de dépollution relatif à l'excavation de terres polluées. Le diagnostic a mis en évidence une pollution des sols en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), en composés peu ou pas volatils (benzo(a)anthracène, le benzo(b)fluoranthène, le benzo(a)pyrène, le dibenzo(ah)anthracène et l’indéno(123cd) pyrène) au droit de la cuve de fuel lourd dans la partie Sud du site et en métaux (cuivre, plomb, zinc, chrome, arsenic, nickel, mercure) au droit de l’ancienne chaufferie de la blanchisserie. Les concentrations en métaux sont supérieures aux valeurs de référence. Toutefois, elles sont vraisemblablement liées à la qualité des remblais apportés sur les sols naturels et non à l’activité de la blanchisserie. Un test de lixiviation a montré que les métaux étaient peu mobilisables. Concernant les eaux souterraines, les résultats d’analyses n'ont pas mis en évidence de pollution significative sauf en nickel à l'amont hydraulique du site (léger dépassement de la valeur de référence). Des travaux de dépollution ont été menés en mars-avril 2011. Ils ont consisté en l’excavation des sols reconnus impactés par les HAP sous la rétention de la cuve de fuel lourd et leur élimination vers une filière agréée. A l'issue des travaux, des analyses de contrôle ont révélé l’absence d’impact résiduel. Les remblais impactés en métaux ont été maintenus en place dans le sol situé au niveau de l’ancienne chaufferie. Le bureau d’études conclut à la compatibilité de l'état des sols avec un usage habitation et recommande qu’en cas d’excavation dans la zone impactée en métaux, les terres polluées devront être excavées et éliminées vers une filière adaptée. La société a été radiée le 16 février 2012. Actuellement, le site est en friche. Seul un pavillon appartenant à l’ancien exploitant du site est toujours présent au droit de la parcelle concernée.

Ce qui a été fait et constaté

Dans le cadre d'un projet de cession du terrain pour un usage mixte habitation/bureaux, le mandataire judiciaire, désigné par le tribunal de commerce, a transmis en 2010 un dossier de cessation d'activité accompagné d'un diagnostic de l'état des eaux et des sols, complété en 2011 par un rapport de dépollution relatif à l'excavation de terres polluées. Le diagnostic de pollution des eaux et des sols, réalisé en mars 2010, a permis de mettre en évidence un impact des activités de l’ancienne blanchisserie dans sa partie Sud sous la rétention ayant accueilli la cuve de fuel lourd avec des teneurs significatives en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) de l'ordre de 526 mg/kg dont le benzo(a)anthracène, le benzo(b)fluoranthène, le benzo(a)pyrène, le dibenzo(ah)anthracène et l’indéno(123cd) pyrène en lien avec le fuel jadis stocké. Des teneurs en métaux (cuivre, plomb, zinc, chrome, arsenic, nickel et mercure) supérieures aux valeurs de référence ont également été détectées au droit de l’ancienne chaufferie de la blanchisserie. Toutefois, elles sont vraisemblablement liées à la qualité des remblais apportés sur les sols naturels et donc sans lien avec les activités de la blanchisserie. Le test de lixiviation effectué sur les remblais montre que les métaux étaient peu mobilisables. Les résultats analytiques obtenus sur les échantillons d'eaux souterraines prélevés sur la partie Nord-Ouest et au niveau de l'ancien puits industriel en partie Centrale-Est ont mis en évidence la présence de nickel (0,031 mg/L) sur un piézomètre (PZ1) en amont hydraulique du site de l'ordre de grandeur de la limite de qualité définie pour une eau potable (0,02 mg/L). Aucun HAP n'a été détecté dans les eaux souterraines. Au regard de l'ensemble des résultats du diagnostic de l'état des eaux et des sols, le bureau d'études a préconisé la mise en œuvre de mesures de gestion de la pollution dans le cadre de la remise en état du site et de son réaménagement pour un usage futur de type habitation. Les travaux de dépollution ont consisté à excaver et éliminer via une filière agréée les sols reconnus impactés par les HAP sous la rétention de la cuve de fuel lourd (volume d'environ 25 m3 de matériaux concernés localisés dans la partie Sud du sous-sol de l'ancienne blanchisserie). Les remblais impactés en métaux ont été maintenus en place dans le sol situé au niveau de l’ancienne chaufferie. Cette dépollution a été réalisée en mars et avril 2011. A l'issue des travaux, des analyses de contrôle ont révélé l’absence d’impact résiduel. Le bureau d’études conclut à la compatibilité de l'état des sols avec un usage habitation et recommande le maintien en place des remblais impactés en métaux dans le sol situé au niveau de l’ancienne chaufferie de la blanchisserie et précise qu’en cas d’excavation dans cette zone, les terres polluées devront être éliminées selon une filière adaptée. Par courrier du 2 février 2012, le mandataire judiciaire a informé l'inspection que ce dossier était en cours de clôture pour insuffisance d'actif. Actuellement, le site est en friche. Seul un pavillon appartenant à l’ancien exploitant du site est toujours présent au droit de la parcelle concernée. Sauf élément nouveau, ce site n’appelle plus d’actions de l'inspection des installations classées.

Ce qui a été fait et constaté

Par courrier du 25/01/2010, le mandataire judiciaire a fourni un dossier de cessation d'activité comprenant les mesures prises pour la mise en sécurité de l'installation: - Démantèlement des installations; - Évacuation de produits ou de déchets; - Suppression des risques d'incendie et d'explosion; - Interdiction ou limitation d'accès au site.

Ce qui a été fait et constaté

Le mandataire judiciaire a fourni le 18/04/2011 une synthèse des mesures de gestion correctives mises en oeuvre pour rendre le site compatible avec un usage de type résidentiel.

Ce qui a été fait et constaté

Le mandataire judiciaire a fourni un diagnostic de l'état du sous-sol du terrain daté du 17/03/2010 comprenant un diagnostic de la qualité des eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Carrières-sur-Seine, l'inventaire recense 36 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Carrières-sur-Seine.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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