Sols pollués

ENI France

Ce terrain de Sochaux est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00035040101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneSochaux (25600)
DépartementDoubs
Adresse21 BIS ROUTE DE PONTARLIER
Mise à jour par l'administration28/10/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant25.0052 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Le site de la station service AGIP, gérée par la société ENI France, se situait à l’Est de la commune de Sochaux. Il comprenait une station de distribution de carburants et un atelier d’entretien pour véhicules légers. L’activité a cessé en juillet 2012. Un diagnostic du sol réalisé dans le cadre de cette cessation, a révélé une contamination aux hydrocarbures et composés aromatiques (BTEX, HAP). Le site a fait l’objet de travaux de dépollution en août 2012, mais toute la pollution n’a pas pu être retirée. Pour surveiller le site, 3 piézomètres ont été installés, et les relevés de décembre 2012 ont montré la présence de MTBE (composé organique, servant d’additif dans les essences et particulièrement soluble dans l’eau) dans les eaux potables, ainsi que des traces de xylènes et d’hydrocarbures. Des restrictions d’usages ont été imposées le 6 mai 2013 (interdiction d’utiliser les eaux souterraines, et interdiction de toute construction pour des populations sensibles). Un arrêté préfectoral datant du 6 mai 2014, impose notamment la surveillance semestrielle du site. L’état du site est jugé compatible avec un usage industriel.

Ce qui a été fait et constaté

La société ENI France a, suite au dossier de cessation d'activité, mandaté le bureau d'études EnvirEauSol afin de réaliser un diagnostic de sols. Les investigations réalisées ont mis en évidence des contaminations en hydrocarbures, BTEX et HAP et ont identifié les eaux souterraines et les gaz du sol (pour les substances volatiles) comme vecteurs de transfert. A l'issue des travaux de dépollution des sols réalisés en août 2012, des concentrations résiduelles en hydrocarbures C5-C40, BTEX et HAP subsistent ponctuellement en bords et fond de fouille. Ces terrains n'ont pas pu être excavés pour des raisons techniques en limites nord-est et sud-est site. Trois piézomètres sont implantés sur le site pour suivre au mieux l'évolution de la pollution dans les eaux souterraines. Les analyses réalisées le 12 septembre 2012 ont révélé un dépassement de la valeur de référence pour les eaux potables en MTBE (15 µg/L) dans le piézomètre aval PZ2 localisé en limite sud-est du site, avec une concentration de 51 µg/L. A noter également la présence sous forme de traces de xylènes et de MTBE au droit de PZ1 et PZ3, d'hydrocarbures C5-C10 au droit de PZ2, et d'hydrocarbures C10-C40 au droit du piézomètre PZ1. Prenant acte de la pollution résiduelle et des possibles transferts de pollution hors-site pouvant affecter les riverains de la station, l'exploitant a réalisé un schéma conceptuel du site en fin de travaux. Les points d'exposition identifiés et retenus pour la population potentiellement concernée (adultes et enfants) sont les suivants : - l'ingestion d'eau souterraine contaminée ; - le contact cutané avec l'eau contaminée ; - l'inhalation d'air ambiant par dégazage depuis les eaux souterraines via l'air souterrain pour les substances volatiles uniquement (hydrocarbures C5-C40 et BTEX) ; - l'inhalation lors de l'utilisation d'eau contaminée pour les substances volatiles uniquement. Pour limiter ces cibles, l'exploitant a proposé l'institution de servitudes d'utilité publique prévoyant la mise en place de plusieurs restrictions d'usage sur le site, notamment l'interdiction des constructions accueillant des populations sensibles et l'interdiction d'utiliser les eaux souterraines pour les usages d'alimentation en eau potable, les usages domestiques, l'arrosage des jardins et des espaces verts ainsi que des procédés agroalimentaires. Ces restrictions d'usage ont été actées dans l'acte de vente des terrains, en date du 06 mai 2013. L'arrêté préfectoral du 26 mai 2014 prescrit à la société ENI France : - une surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines, sur 3 piézomètres, pour les paramètres représentatifs de la pollution résiduelle en place (hydrocarbures totaux C5-C40, BTEX, styrène et MTBE/ETBE), - la remise sous 3 mois à l'inspection d'un schéma conceptuel post-travaux et d'une évaluation quantitative des risques résiduels sur site, au regard d'un usage comparable à la dernière période d'exploitation du site (usage industriel), - l'inscription, en cas de vente du site, de restrictions d'usage dans l'acte de vente notarié (inscrites dans l'acte de vente du 06 mai 2013).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sochaux, l'inventaire recense 41 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Sochaux.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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