Sols pollués

Shell

Ce terrain de Danjoutin est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00033000101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneDanjoutin (90400)
DépartementTerritoire de Belfort
AdresseAV DE LA REPUBLIQUE
Mise à jour par l'administration27/04/2017
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant90.0030 (BASOL)

Le contexte

La société SHELL a exploité une station service sur la commune de Danjoutin de 1972 à 2007. Les installations pétrolières ont été démantelées en 2007. De premières investigations, réalisées en 2006, ont permis de mettre en évidence : - l’existence, dans les sols, de plusieurs sources importantes de pollution en hydrocarbures totaux, dont des xylènes ; - un impact des eaux souterraines par des hydrocarbures totaux, du benzène, des xylènes et du benzo(a)pyrène. Des investigations plus approfondies et une évaluation des risques sanitaires, pour un usage de type industriel ou commercial (type d’usage futur retenu pour le site), ont été réalisées en 2008. Les sols impactés par les hydrocarbures ont été repérés essentiellement à la base de la zone non saturée, dans la zone de battement de la nappe (3-4 mètres). L’évaluation des risques sanitaires a conclu à la compatibilité de l’état du site avec l’usage retenu. Les sources de pollutions observées dans les sols étant importantes, en 2009, un arrêté préfectoral est pris pour encadrer des travaux de remise en état : - 1400 mètres cubes de terres polluées ont été excavées et triées, avec remblaiement par des terres propres ; - les terres les plus polluées ont été évacuées en biocentre (1400 tonnes). A l’issue de ces travaux, certaines fouilles n’ayant pas pu être poursuivies, du fait de l’atteinte du toit de la nappe ou de la présence de bâtiments, des pollutions résiduelles importantes ont été laissées dans les sols (avec des concentrations jusqu’à 16 200 mg/kg). Cela a rendu nécessaire l’institution de restrictions d’usages, qui ont été reprises dans l’acte de vente du terrain en date du 1er avril 2010. Le suivi des eaux souterraines, montrant une amélioration de la situation, a été allégé en 2013, en restreignant les paramètres à surveiller aux BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes) et au MTBE (additif à l’essence utilisé en substitution au plomb). L’état du site est jugé compatible avec un usage industriel ou commercial.

Ce qui a été fait et constaté

La station service de Danjoutin a été exploitée entre 1972 et 2007 puis les installations pétrolières ont été démantelées en 2007. Les investigations réalisées du 30 novembre au 4 décembre 2006 ont permis de mettre en évidence un total de 6 source-sol de pollution (en HCT et Xylènes) et de 4 impacts des eaux souterraines pour un usage non sensible (en HCT, Benzéne, Xylène et Benzo(a)pyrène). Une Evaluation Détaillée des Risques a été realisée en mai 2008 avec l'objectif de délimiter des sources sols mises en évidence lors du premier diagnostic, de remettre en place un réseau de piézomètres et de vérifier la compatibilité de l'état du site avec son usage futur (industriel et commercial). Les sols impactés par les hydrocarbures ont été repérés essentiellement à la base de la zone non saturée dans la zone de battement de la nappe (3-4 m). L'évaluation des risques sanitaires a été réalisée en prenant en compte les teneurs maximales mesurées dans les sols et l'eau souterraine pour un scénario commercial et une exposition durant 40 années professionnelles sur site. La somme des indices des risques calculés montrent que le risque sanitaire global du site est acceptable pour l'usage retenu. Un arrêt préfectoral publié le 8 juin 2009 par la préfecture du territoire de Belfort impose la réalisation de travaux de dépollution des sources sol du site et un suivi de la qualité des eaux souterraines sur une durée minimale de 3 ans (article 4 de l'arrêt préfectoral du 8 juin 2009). Les travaux de dépollution ont été réalisés entre octobre et novembre 2009. Ils ont consisté en : - excavation et tri de 1370 m3 de terres polluées, - excavation et destruction de 2 cuves enterrées, - évacuation en biocentre de 1440 tonnes de terres polluées - remblaiement des fouilles par des matériaux propres. A l'issue des travaux, des pollutions résiduelles en hydrocarbures demeurent dans les sols (jusqu'à 16300 mg/kg MS). Les fouilles n'ont pas été poursuivies du fait de la présence des eaux souterraines ou de bâtiments. L'arrêté préfectoral du 8 juin 2009 impose les restrictions d'usage suivantes : - conservation des ouvrages de surveillance des eaux souterraines, - accès aux piézomètres pour l'entretien et les campagnes, - absence de sous-sol sous les bâtiments, - maintien de l'étanchéité de surface du site, - absence de pompage d'eaux souterraines. Tout changement d'aménagement ou d'usage du site, nécessite la réalisation préalable, aux frais de la personnes à l'origine du changement d'aménagement ou d'usage, des études et travaux éventuellement nécessaires pour s'assurer de la compatibilité des terrains avec l'usage ou l'aménagement envisagé. L'acte de vente du terrain en date du 1er avril 2010 reprend ces restrictions d'usage. Le rapport de suivi de la qualité des eaux souterraines réalisé en avril 2012 au droit du site montre que les paramètres mesurés sont soit inférieurs au seuil de détection du laboratoire soit inférieurs à la valeur de référence, à l'exception du benzène. Toutefois, pour ce paramètre, la concentration relevée est inférieure à celle prise en compte dans l'ARR de 2010 qui concluait à des risques acceptables. L'analyse des résultats au cours des trois dernières années témoigne d'une nette amélioration de la qualité des eaux souterraines. Les résultats démontrent également que le benzène relevé localement est un impact ponctuel (non détecté en aval) et ne présente pas de risques sanitaires au droit du site et hors site. Par courrier du 3 juillet 2012, l'exploitant demande en conséquence l'autorisation d'arrêter la surveillance des eaux souterraines. L'inspection valide en mai 2013 un allègement de la surveillance des eaux souterraines, seuls les BTEX et le MTBE restant surveillés sur deux piézomètres. Les résultats d'octobre 2013 confirment l'amélioration de la qualité des eaux souterraines. Les derniers résultats en date de juin 2014 montrent que la situation est stable.

Ce qui a été fait et constaté

Résultat de la surveillance à la date du 2014-06-30 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : Par rapport aux résultats d'octobre 2013, la situation est stable. Informations complémentaires : Absence ou quasi-absence de HCT totaux, de HAP, de Toulène, de l'Ethylbenzène, des Xylènes et de plomb; présence de Benzéne en concentration supérieure à la valeur de référence, mais inférieure à la valeur utilisée en 2010 dans l'ARR qui concluait à des riques acceptables ; teneurs de MTBE inférieures à la valeur de référence. Allègement surveillance en 2013, pour conserver BTEX et MTBE sur deux piézomètres.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Danjoutin, l'inventaire recense 57 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Danjoutin.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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