Sols pollués

DELCEN

Ce terrain de Sancheville est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00032920101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneSancheville (28800)
DépartementEure-et-Loir
Adresse3 RUE DE L''HERBAGE
Mise à jour par l'administration15/05/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant28.0066 (BASOL)

Le contexte

Le terrain, d'une superficie de 7500 m², a accueilli avant 1962 une laiterie. A partir du 12 mars 1976, la Société BONTEMPELLI Frères installa sur le site une exploitation de divers ateliers de traitement électrolytique ou chimique des métaux et matières plastiques. En 1981, la Société DELCEN rachète les installations de BONTEMPELLI. Le 31 mars 2010, DELCEN informe la DREAL Centre par téléphone de sa cessation d'activité définitive, adressée à la mairie le 8 septembre 2011, pour un déménagement du site de Sancheville sus-visé (28) à la zone industrielle sud de Vendôme (41). Deux nappes phréatiques sont présentes au droit du site : - La nappe des calcaires de Beauce, située à environ 20 m de profondeur au droit du site, jugée vulnérable compte tenu du caractère perméable de la couverture limoneuse sus-jacente ; - La nappe de la Craie, isolée de la nappe des calcaires de Beauce par plusieurs mètres de formations argileuses peu perméables. Un captage en Alimentation en Eau Potable (AEP) alimentant la commune de Sancheville est présent à 700 mètres de l’établissement. Trois autres sont présents dans un rayon d’environ 3 km. Deux captages à usage industriel sont également présents aux alentours du site. Les analyses de la qualité des eaux souterraines au droit du site de 2004, 2005 et, dans une moindre mesure 2006, mettent en évidence la présence de zinc dans les échantillons d'eaux souterraines prélevés dans la nappe des calcaires de Beauce. Celles réalisées en 2007, 2008, lors des deux campagnes de basses eaux, montrent que tous les éléments recherchés (composés azotés libres et totaux, chrome VI et totaux, cuivre, nickel et zinc) sont détectés en concentrations inférieures aux limites de quantification du laboratoire d'analyse. De plus, celles réalisées lors des deux campagnes de hautes eaux, ont détecté seulement, le chrome VI et les cyanures totaux, à des teneurs inférieures aux limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine fixées par l'arrêté du 11 janvier 2007. Dans le cadre de la cessation d'activité de son site, DELCEN a remis un rapport technique daté d'août 2009 duquel ressort l'absence d'impact sur la qualité des eaux souterraines par les différents éléments recherchés (métaux, cyanures libres, composés organiques halogénés volatils, benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes). Les résultats de la campagne de juillet 2011 sont similaires. En revanche, l’étude des sols révèle l'existence d'un impact significatif, très localisé, par certains métaux (chrome, cuivre, nickel, zinc) et composés organiques halogénés volatils (trichloroéthylène) dans les sols au niveau de l'ancienne chaîne de zinc. En effet, les sondages effectués à proximité dans le même bâtiment ne présentent pas de pollution significative. Le mémoire de réhabilitation d'août 2009, complété en septembre 2011 par de nouveaux prélèvements à différentes profondeurs au niveau d’un des sondages, démontre la quasi-inexistence de la lixiviation des métaux lourds dans les sols pollués. Ce rapport préconise l'excavation des terres polluées et présente les opérations déjà menées par l'exploitant, à savoir : - le démantèlement de toutes les chaînes de traitement, avec l’élimination de 5 tonnes de terres raclées afin d’éliminer l’ensemble des résidus qui ont pu s’accumuler au fur et à mesure des années d’activités, ainsi que celui de la station de détoxification des eaux ; - le rapatriement sur Vendôme des équipements annexes réutilisables et le tri et l'évacuation de tout ce qui a été identifié en tant que déchet ; - l’enlèvement du poste de transformation ; - l’évacuation de la cuve de fuel enterrée ; - la sécurisation du site afin de ne laisser aucun risque vis-à-vis de l’environnement et du voisinage. D'après le rapport technique afférent à la qualité des sols à l’issue des travaux d’excavation de novembre 2012, les terres polluées aux métaux dont le zinc ont été excavées en deux temps, en septembre et octobre 2012. Au total, 55 tonnes de terres polluées ont été éliminées vers un centre agréé. Les analyses effectuées sur des échantillons de sol prélevés en fond de fouille, sur les parois des fosses d'extraction ainsi qu'à l'égard des matériaux de remblai, présentent des valeurs résiduelles conformes aux objectifs fixés pour la réhabilitation à savoir la remise en état du site pour un usage futur industriel. Par courrier du 17 juillet 2013, la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) a envoyé à l'exploitant le procès-verbal de récolement établi par l'inspection des installations classées. Observations: Surveillance des eaux souterraines, dépollution d’un secteur du site. Usage actuel compatible avec l’état de pollution du sol.

Ce qui a été fait et constaté

Dans le cadre de la surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit du site, plusieurs contaminations ont été détectées : - Les analyses de 2004, 2005 et, dans une moindre mesure 2006, mettent en évidence la présence de zinc dans les échantillons d'eaux souterraines prélevés dans la nappe des calcaires de Beauce. - En 2007 et 2008, deux campagnes (hautes eaux et basses eaux) ont été réalisées par année. Lors des deux campagnes de basses eaux, tous les éléments recherchés (composés azotés libres et totaux, chrome VI et totaux, cuivre, nickel et zinc) sont en concentrations inférieures aux limites de quantification du laboratoire d'analyse. Lors des deux campagnes de hautes eaux, le chrome VI et les cyanures totaux ont été détectés une seule fois chacun à des teneurs inférieures aux limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine fixées par l'arrêté du 11 janvier 2007. Dans le cadre de la cessation d'activité de DELCEN, une étude des sols et des eaux souterraines a été réalisée. Il en découle un mémoire de réhabilitation daté d'août 2009 duquel ressort l'existence d'un impact significatif par certains métaux (chrome, cuivre, nickel, zinc) et composés organiques halogénés volatils (trichloroéthylène) dans les sols au niveau de l'ancienne chaîne de zinc. Cet impact paraissait très localisé car les sondages effectués à proximité dans le même bâtiment ne présentent pas de pollution significative. Toutefois, les analyses d'eaux souterraines prélevées dans l'ouvrage historique du site témoignent de l'absence d'impact par les différents éléments recherchés (métaux, cyanures libres, composés organiques halogénés volatils, benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes) dans les eaux souterraines. En effet, les valeurs mesurées de ces substances sont inférieures au seuil de quantification du laboratoire sauf le zinc, qui reste tout de même inférieur à la limite de référence fixée par l'arrêté du 11 janvier 2007 sus-visé. Le mémoire de réhabilitation d'août 2009 a été complété en septembre 2011, dans lequel une analyse des métaux lourds sur les lixiviats des sols pollués démontre la quasi inexistence de la lixiviation des métaux lourds. Ce rapport préconise l'excavation des terres polluées et présente les opérations déjà menées par l'exploitant, à savoir : - le démantèlement de toutes les chaînes de traitement, avec l’élimination de 5 tonnes de terres raclées afin d’éliminer l’ensemble des résidus qui ont pu s’accumuler au fur et à mesure des années d’activités, ainsi que celui de la station de détoxification des eaux ; - le rapatriement sur Vendôme des équipements annexes réutilisables et le tri et l'évacuation de tout ce qui a été identifié en tant que déchet ; - l’enlèvement du poste de transformation ; - l’évacuation de la cuve de fuel enterrée ; - la sécurisation du site afin de ne laisser aucun risque vis-à-vis de l’environnement et du voisinage. D'après le rapport technique afférent à la qualité des sols à l’issue des travaux d’excavation de novembre 2012, les terres polluées aux métaux dont le zinc ont été excavées en deux temps, en septembre et octobre 2012. Au total, 55 tonnes de terres polluées ont été éliminées vers un centre agréé. Suite à ces excavations, les analyses effectuées sur des échantillons de sol prélevés en fond de fouille, sur les parois des fosses d'extraction ainsi qu'à l'égard des matériaux de remblai, présentent des valeurs résiduelles conformes aux objectifs fixés pour la réhabilitation à savoir la remise en état du site pour un usage futur industriel. Par courrier du 17 juillet 2013, la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) a envoyé à l'exploitant le procès-verbal de récolement établit par l'inspection des installations classées. En cas de changement d’usage, compte tenu du passé industriel du site et des anomalies détectées, l’aménageur devra établir un plan de gestion qui sera adapté à son projet.

Ce qui a été fait et constaté

Résultat de la surveillance à la date du 2009-05-04 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : Absence d'impact significatif des différents éléments recherchés (métaux, cyanures libres, COHV, BTEX)

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sancheville, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Sancheville.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.