Sols pollués

Usine La Providence (AMREF) - REHON CUTRY LEXY

Ce terrain de Cutry est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00024650101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCutry (54430)
DépartementMeurthe-et-Moselle
AdresseRUE AU CHÊNE
Mise à jour par l'administration09/09/2021
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant54.0012 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Crée en 1866 par la Société La Providence avec deux premiers Hauts-fourneaux, l'usine a subi de nombreuses transformations jusqu'à la cessation d'activité en 1987. Ces installations étaient de nature à être soumises à autorisation au titre de la législation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement. L'ayant droit de l'ancien et dernier exploitant est ARCELORMITTAL FRANCE. Le site de Lorraine Tube est construit en partie sur ce site. Observations: Différents études de sols effectuées entre 2003 et 2015 ont mis en évidence des pollutions en hydrocarbures, arsenic et métaux (plomb et zinc principalement).

Ce qui a été fait et constaté

En application de l'arrêté préfectoral 16062 du 3 août 1993, des travaux de traitement de la pollution ont été réalisés sur le site : - zone des hauts-fourneaux : évacuation en octobre 1993 dans une filière appropriée de 280 tonnes de matériaux pollués, - zone du décapage-sulfaterie : réalisation de travaux de confinement en août 1999, - zone de la cuve à fuel lourd : excavation et élimination dans le bassin à boues de HERSERANGE de 723 tonnes de matériaux pollués, en juillet 1994. La surveillance des eaux est prescrite par l'arrêté préfectoral du 21 avril 1997 et est réalisée semestriellement. L'arrêté préfectoral du 16 août 2000 prescrit à Bail Industrie, représentant l'ancien exploitant de l'usine de Réhon, la remise en état du site de manière à ce qu'il ne s'y manifeste aucun dangers pour l'homme et l'environnement. Cet AP prescrit également la réalisation d'un diagnostic initial, d'études géologiques et hydrogéologiques et une étude de risque. Bail Industrie a remis à la DRIRE le 23 janvier 2003, une ESR relative à ce site et aux trois autres directement liés à l'ancienne usine de Réhon. Aucun prélèvement destiné pour l'alimentation en eau potable n'a été recensé dans la Chiers dans un rayon de 5 km autour du site. Les captages, présents dans le secteur, puisent leurs eaux dans des nappes s'écoulant sous le plateau et surplombant la vallée de la Chiers. Il n'y a pas de risque de contamination de ces aquifères par la pollution du site. Les parties en friche du site ont été entièrement reconquises par la végétation limitant ainsi les envolées de poussières. Dans le cadre des différentes études menées depuis l'arrêt des installations sidérurgiques, des prélèvements et analyses de sols ont été réalisés en divers secteur de la friche. Ces analyses révèlent des teneurs en As, Ba, Cr et Pb supérieures aux VDSS dans l'ensemble des remblais qui constituent le site. Les valeurs rencontrées sont caractéristiques des sols des anciens sites sidérurgiques lorrains, en particulier l'arsenic qui est présent à l'état naturel dans le minerai local. En revanche des pollutions par des hydrocarbures ont été détectées à l'emplacement de l'ancien train à feuillard. A l'issue de l'ESR, le secteur de l'aciérie est classé 3 pour les sols et les eaux superficielles et 2 pour les eaux souterraines. La partie en friche du site est classée 1 pour les sols, à cause de l'arsenic et du chrome présents dans les remblais, pour le plomb dans les secteurs hauts-fourneaux et naphta, les HAP pour le secteur de l'ancien train à feuillard. Les autres milieux sont classés 2. Le secteur réaménagé est classé 2 car la source de pollution a été recouverte, elle n'est donc pas en contact direct avec l'homme. La surveillance des eaux souterraines est réalisée au travers de piézomètres implantés sur le site, des prélèvements semestriels sont également réalisés dans la Chiers. Les résultats de surveillance des eaux souterraines et superficielles ne montrent pas d'évolution significative. Les teneurs en polluants mesurées dons inférieures aux valeurs de gestion de référence, à l'exception de celles observées au droit du piézomètre PZ4, implanté au pied du crassier du Pôle Nord. Lors de la visite du 24 novembre 2011, l'inspection des installations classées a demandé au représentant de l'ancien exploitant d'indiquer les mesures de gestion des pollutions de sol mises en évidence dans les différentes études diagnostic de pollution des sols et notamment les zones "cuves à naphta - chaudières", "cuve à mazout - train à feuillard" et au droit de l'emplacement des transformateurs électriques de l'ancienne agglomération. En 2013, AMF a transmis à l'inspection des installation classées une étude d'investigations complémentaires des sols et sous-sol permettant de répondre en partie au demande de 2011. L'étude présente des analyses des sols effectuées dans la zone "cuve à naphta - chaudières", "cuves à mazout - train à feuillard" et "train à feuillard". Ces résultats montrent : - des teneurs en métaux sur la zones "cuve à naphta - chaudières" généralement compris entre les valeurs moyennes et maximales du fond géochimique des vallées ferrifères. Les concentrations maximales en plomb et en zinc dépassent les seuils maximaux du fond géochimique local mais restent largement inférieures aux concentrations retrouvées dans les sols du site en 1992 - des teneurs hydrocarbures totaux C10-C40 et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dans la zone "cuves à mazout - train à feuillard" - des teneurs en métaux lourds et hydrocarbures aliphatiques avec des concentrations en plomb et en zinc dépassant les teneurs maximales du fond géochimique des vallées ferrifères dans la zone " train à feuillard". Des concentrations non négligeables en arsenic sont relevées sur l’ensemble des points de prélèvement. Aucune analyse des sols n'a été effectuée à l'emplacement des transformateurs électriques de l'ancienne installation d'agglomération de minerais de fer bien que cela ait été demandé par l'inspection des installations classées dans son rapport de visite de 2011. Par conséquent, au vu des résultats de l'étude, dans son rapport de 2015, l'inspection des installations classées demande à AMF de fournir les éléments justificatifs : - résultats d'analyses des sols permettant de connaître l'état de l'emplacement des transformateurs électriques de l'ancienne installation d'agglomération (déjà demandé en 2011) - mémoire précisant les mesures de gestion mises qui sont à prévoir sur la zone "train à feuillard" accompagné d'un planning de mise en œuvre - les résultats d'analyse de sols pour les hydrocarbures : totaux, aliphatiques, aromatiques, légers et lourds au droit des zones polluées Une réflexion est actuellement menée par le représentant de l'ancien et dernier exploitant pour mettre en place une surveillance global des sites sidérurgiques implantés dans les vallées de la Côte-Rouge, de la Moulaine et de la Chiers. L'exploitant a réalisé une opération de levée de doute afin de dresser un état des lieux de la contamination résiduelle du site. Cette étude est en cours d'instruction.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Cutry, l'inventaire recense 6 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Cutry.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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