Sols pollués

Crasier d'Uckange et ancien parc des matières premières

Ce terrain de Uckange est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00023910201
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneUckange (57270)
DépartementMoselle
AdresseVOIE DE LA LIBERTÉ
Mise à jour par l'administration09/11/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant57.0078 (BASOL)

Le contexte

Le crassier d’UCKANGE dont le dernier exploitant est la société SOLLAC a accueilli, à partir de 1890, des déchets de l’industrie sidérurgique. Ce stockage était de nature à être soumis à autorisation au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement. Ce site accueillait également l'ancien parc de stockage de matières premières. Observations: Le crassier a fait l’objet de plusieurs études : études de caractérisation des boues, étude d’impact du crassier sur son environnement, étude de « préfaisabilité » de la mise en place d’une couverture, … Il en ressort que le crassier était composé de laitiers en périphérie et a accueillit des boues de lavage de gaz de Hauts Fourneaux, dont la profondeur peut atteindre environ 8 mètres et qui présentent notamment des teneurs en plomb et zinc élevées. Les eaux souterraines sont surveillées depuis 2000 et présentent des teneurs en sulfates, cyanures totaux et fluorures supérieures aux valeurs de référence ; ces résultats sont confirmés par les dernières analyses des eaux souterraines. Les sols de l'ancien parc de stockage sont principalement impactés par des métaux lourds de type arsenic, plomb et zinc.

Ce qui a été fait et constaté

La remise en état de l’ancien site sidérurgique d’UCKANGE est encadrée par les arrêtés suivants : - Arrêté préfectoral n°98-AG/2-35 du 19 février 1998 imposant à la société SOLLAC de remettre le crassier dans un état tel qu’il ne s’y manifeste aucun dangers et inconvénients (limitation des phénomènes de lixiviation des substances et matériaux entreposés sur le crassier et réalisation d’une étude hydrogéologique) ; - Arrêté préfectoral n°99-AG/2-273 du 13 octobre 1999, modifié par l’arrêté préfectoral n°2000-AG/2-345 du 27 octobre 2000, dont l’article 6 prévoit la réalisation d’une étude géologique et hydrogéologique et l’article 8 impose à SOLLAC d’aménager son crassier en comblant le bassin inférieur et en effectuant un aménagement paysager de l’ensemble. Le crassier a fait l’objet de plusieurs études : études de caractérisation des boues, étude d’impact du crassier sur son environnement, étude de « préfaisabilité » de la mise en place d’une couverture, … Il en ressort que le crassier était composé de laitiers en périphérie et a accueilli des boues de lavage de gaz de Hauts Fourneaux, dont la profondeur peut atteindre environ 8 mètres et qui présentent notamment des teneurs en plomb et zinc élevées. Les eaux souterraines sont surveillées depuis 2000 et présentent des teneurs en sulfates, cyanures totaux et fluorures supérieures aux valeurs de référence ; ces résultats sont confirmés par les dernières analyses des eaux souterraines. Un projet de remise en état du site a été déposé par le représentant du dernier exploitant du site, la société ArcelorMittal France, en juin 2020. Il est actuellement en cours d'instruction.

Ce qui a été fait et constaté

SOLLAC en sa qualité de dernier exploitant du site a réalisé une Evaluation Simplifiée des Risques, ESR, en décembre 1999. Dans le cadre de cette étude des analyses de sols ont été effectuées. Les résultats des analyses montrent des concentrations dans les sols supérieures aux Valeurs de Constat d'Impact (VCI) définies pour usage résidentiel des sols pour l'arsenic, le plomb et le zinc. Des piézomètres ont également été installés afin d'analyser les eaux de la nappe en amont et en aval du site. Ces analyses révèlent une contamination de la nappe au droit site par du manganèse, du zinc, des cyanures totaux et des hydrocarbures. La méthodologie de l'ESR permet de classer les sites en trois catégories pour un milieu donné: - classe 1 site nécessitant des investigations complémentaires ou un traitement, - classe 2 site à surveiller, - classe 3 site banalisable dans son usage actuel. Pour les sols en prenant compte le risque par contact direct, ingestion de poussières, le site est classé 3 c'est à dire banalisable dans son usage actuel. Pour les eaux souterraines et les eaux superficielles de la Moselle, le site est classé 2 à surveiller. La surveillance des eaux souterraines et superficielles a été prescrite, à BAIL INDUSTRIE, représentant de l'ancien exploitant, par arrêté préfectoral du 27 octobre 2000. Des analyses sont réalisées à fréquence semestrielle. Depuis 1999, les résultats sont stables. La campagne de mesures réalisée le 30 novembre 2007 ne montre aucune évolution particulière en regard de l'historique piézométrique du site. Par rapport aux précédents campagnes, on retiendra : - la persistance d'une minéralisation en sulfates des eaux souterraines, en particulier au niveau du piézomètre Pz Est où la limite de qualité est dépassée, - une anomalie en DCO sur les piézomètres PZ2, PZ3 et PZ Ouest, anomalie vraisemblablement liée au faible taux de renouvellement des eaux se traduisant également au niveau des teneurs en MES sur PZ2 et PZ3, - l'absence ou la quasi absence d'éléments métalliques indésirables ou toxiques, - l'absence d'hydrocabures dans les eaux souterraines, - la persistance de la présence de cyanures sur tous les piézomètres hors PZ3, avec des teneurs supérieures à la limite de qualité sur PZ1 et Pz Ouest, - des teneurs en fluorures dépassant la limite de qualité sur les piézomètres PZ1 et PZ Ouest.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Le descriptif publié sur ce site a un contenu quasi identique à celui de ssp00023910101. Les deux sites sont distincts et portent chacun leur code ; c'est le texte officiel qui est commun. Pour éviter de publier deux fois le même contenu, c'est l'autre fiche qui est référencée.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Uckange, l'inventaire recense 34 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Uckange.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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