Sols pollués

Anciens Hauts-Fourneaux de Rombas

Ce terrain de Rombas est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00023730101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneRombas (57120)
DépartementMoselle
AdresseRUE DE L''USINE
Mise à jour par l'administration23/10/2017
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant57.0084 (BASOL)

Le contexte

Sur ce site a été exercé des activités de type sidérurgique de nature à être soumises à autorisation au titre de la législation sur les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) : anciens hauts-fourneaux. Observations: Le site présente une contamination en polluants organiques (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et métaux lourds dans les sols qui ont un impact sur les eaux souterraines.

Ce qui a été fait et constaté

La société LORFONTE était autorisée par arrêté préfectoral n° 90-AG/2-376 du 7 août 1990 à continuer d’exploiter les hauts-fourneaux R5 et R7 dans son usine de Rombas. La société SOLLAC a informé le Préfet de l’arrêt de l’exploitation de son usine en juillet 1998 et a transmis un diagnostic du site en septembre 1998. Dans le cadre de l’article 34.1 du décret n°77-1133 du 21 septembre 1977, des mesures de remise en état du site et la réalisation d’études de sols ont été prescrites par arrêté préfectoral n°98-AG/2-243 en date du 17 novembre 1998. Diverses études ont été réalisées sur le site et notamment les études suivantes : - Etude historique et environnementale du site des hauts-fourneaux de Rombas – Etape A (rapport LECES RC/L 4357 de novembre 1998) ; - Etude de sols – démantèlement des hauts-fourneaux de Rombas (Rapport LECES RC/L 4739 de mai 1999) ; - Etude intitulée « Mise en place d’un réseau de surveillance des eaux souterraines autour de l’usine des hauts-fourneaux de Rombas) (Rapport LECES RC/L 5708 de juillet 2000) ; - Etape B du diagnostic initial et évaluation simplifiée des risques de la friche industrielle des hauts-fourneaux de Rombas (Rapport LECES RC/l 10137 d’octobre 2004). Dans ce cadre, la reconnaissance de l’ancien site industriel a mis en évidence un impact des activités sur les sols en métaux lourds et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) notamment. Il convient de préciser que les prélèvements effectués dans le cadre de l’étude d’octobre 2004 au niveau des sources de pollution SP2 (bassins de décantation), SP3 (anciens réservoirs à fioul) et SP8 (ancienne station d’épuration des eaux) ont été réalisés dans les remblais ayant servi à combler ces zones. Dans la mesure où celles-ci avaient été identifiées comme sources potentielles de pollution lors de la première étape de l’étude de sols, sans tenir compte du comblement et du recouvrement par des remblais ou de la terre, il est apparu nécessaire de procéder à l’évaluation de l’impact potentiellement polluant sur ces zones de l’ancienne activité du site industriel. Selon cette étude, les sols des secteurs des anciens réservoirs à fioul, des bassins de décantation, de l’ancienne station d’épuration des huiles, auraient été recouverts de terre argilo-calcaire rapportée. En outre, au niveau de l’ancien stockage de poussières de hauts-fourneaux, des poussiers et des mâchefers ont été mis en évidence lors des sondages. De plus, au niveau de l’ancien poste de transformation électrique, il apparaît que « l’aspect visuel des remblais de ce secteur (ancien poste électrique) suggère qu’ils correspondent à des poussières métalliques ». Il était donc recommandé de procéder à l’analyse de métaux dans les sols de ce secteur afin de lever le doute. Enfin, concernant le milieu sol, l’étude d’octobre 2004 recommandait également, de : - procéder au recouvrement des secteurs les plus pollués par de la terre saine ; - envisager une expertise plus approfondie, en cas de cession des terrains notamment pour un usage sensible. Concernant les eaux superficielles (ruisseau du Grau), une augmentation des teneurs en HAP étant constatée entre l’amont et l’aval du site, il était recommandé de poursuivre leur surveillance et de procéder à la réalisation d’une étude complémentaire afin de déterminer l’origine des HAP mesurés. Pour ce qui est des eaux souterraines, il était recommandé de poursuivre leur surveillance en renforçant le réseau de surveillance en aval hydraulique des sources de pollution notamment. Au vu de ces éléments, il a été imposé, par arrêté préfectoral n°2005-AG/2-468 du 15 décembre 2005, de : - localiser les puits perdus, mentionnés dans le rapport RC/L 4357 de novembre 1998, et vérifier leur comblement. Il est en effet possible que ces puits servent de chemin préférentiel de la pollution des sols vers les eaux souterraines, contribuant ainsi à leur contamination. (Nota : à l’époque, l’exploitant avait indiqué que ces puits étaient situés dans l’ovoïde de drainage des hauts-fourneaux et qu’ils avaient été bouchés dans les règles de l’art) ; - mettre en place une surveillance semestrielle des eaux souterraines, et une surveillance mensuelle des eaux superficielles ; - réaliser des investigations complémentaires de sols au niveau de l’ancien bassin de décantation, des réservoirs de fioul, de l’ancienne station d’épuration des eaux et de l’ancien poste de transformation électrique. Une étude hydrogéologique a donc été réalisée en février 2006 (rapport RC/L 11609) afin de proposer un réseau de surveillance adapté de la qualité des eaux souterraines au droit du site. Celui-ci est composé des ouvrages Pz2 et Pz3 existants, en amont hydraulique, et des nouveaux ouvrages Pz5 et Pz6 en aval hydraulique. Elle a rappelé que la nappe alluviale de l’Orne, superficielle, libre et en communication hydraulique avec l’Orne, est vulnérable aux sources de pollution du sol. Enfin, afin de répondre aux prescriptions de l’arrêté préfectoral du 15 décembre 2005, l’étude intitulée « Diagnostic initial – travaux complémentaires » (rapport RC 11546 de juillet 2006) a été réalisée. Il est en particulier apparu que : - les puits perdus n’ont pas pu être localisés par manque d’information . - un impact des sols en métaux lourds notamment a été mis en évidence au niveau du poste électrique et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (naphtalène, benzo(a)anthracène, benzo(k)fluoranthène, benzo(a)pyrène et Indéno(1,2,3-cd) pyrène en particulier) ont été mis en évidence au niveau des bassins de décantation. Il est rappelé que selon l’étude de 2004, les opérations de démantèlement du bassin de décantation ont consisté en un curage du bassin, son comblement par des matériaux réputés inertes et le recouvrement du secteur par de la terre argilo-calcaire saine. La dalle de béton du fond du bassin a été laissée en place. La source de pollution correspondrait donc aux matériaux résiduels susceptibles d’être encore présents et aux matériaux de comblement du bassin. Les investigations réalisées n’ont pas permis de localiser la source éventuelle de pollution engendrant un impact en HAP sur la qualité des eaux superficielles. Diverses recommandations ont donc été faites à l’issue de cette étude et en particulier : - poursuivre la surveillance des eaux souterraines et superficielles ; - mettre en place un recouvrement des sols au niveau de la centrale électrique, ainsi que des servitudes, dans la mesure où l’évaluation simplifiée des risques réalisée sur ce secteur l’a classé en site à surveiller au regard des teneurs en métaux lourds mesurées. Sur la base de l’ensemble de ces éléments, l’Inspection des Installations Classées a dressé le 21 février 2007 un procès-verbal de récolement attestant que le site des hauts-fourneaux de Rombas anciennement exploité par la société SOLLAC, a été remis dans un état compatible avec un usage industriel. Compte tenu de la présence de contaminations diffuses en métaux et HAP notamment dans les sols du site, la surveillance des eaux souterraines et superficielles a été prescrite par arrêté préfectoral n°2007-DEDD/IC-197 du 17 juillet 2007. Des restrictions d'usage doivent être mises en place sur le site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Rombas, l'inventaire recense 32 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Rombas.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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