Sols pollués

Ancienne usine à gaz

Ce terrain de Sommières est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00019230101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneSommières (30250)
DépartementGard
AdresseROUTE D''AUBAIS
Mise à jour par l'administration01/03/2022
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant30.0018 (BASOL)
Arrêté préfectoral30/09/2021

Le contexte

Au 1/01/2021 Description du site : Le terrain est situé à environ 500m de la partie urbanisée de la ville de Sommières. Il a une superficie de 1262 m² et a accueilli de 1874 à 1944 une usine fabriquant du gaz à partir de la distillation de la houille. Gaz de France devenu propriétaire du site, n’a jamais exploité cette usine mais l'a utilisé comme entrepôt pour les besoins d’EDF – GDF (entrepôt).

Ce qui a été fait et constaté

Au 1/01/2021 Historique sur la gestion de la pollution du site: Gaz de France a hiérarchisé ses actions sur les 467 sites d’anciennes usines à gaz qu’il gère, répartis sur l’ensemble du territoire. La méthodologie retenue a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité vis à vis de l’environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de la population sur le site..). L’application de cette méthode a abouti à l’établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l’objet d’un protocole d’accord relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d’usine à gaz entre le Ministère de l’Environnement et Gaz de France signé le 25 avril 1996. Le site de l’ancienne usine à gaz de Sommières est en classe 2 du protocole. Conformément aux engagements du protocole, ce site à fait l’objet d’un diagnostic initial en 1998 dont les principaux objectifs sont, outre les recherches historiques et documentaires, la recherche des ouvrages enterrées, l’évaluation de l’impact du site sur les ressources locales en eau (eaux souterraines et superficielles) et la caractérisation du sol superficiel pour évaluer les risques de contact direct et ceux liés à d’éventuelles émanations gazeuses. Ce diagnostic, effectué par un bureau d’études à la demande de Gaz de France, a mis en évidence l’existence d’une cuve à goudron aérienne ne contenant qu’une faible pellicule de goudron et de quelques résidus goudronneux dans le sol, en surface. Le captage AEP de la ville, situé à plus de 3 km en amont du site, est protégé par une couche imperméable. Les eaux superficielles bénéficient également d’une géologie favorable. L’AEP et les eaux superficielles ne sont donc pas une cible potentielle de contamination.. Une évaluation simplifiée des risques (ESR) a été réalisée simultanément au diagnostic, selon la méthodologie du ministère chargé de l’environnement (version 1). Le site est en classe 3 pour les milieux eaux (souterraines et superficielles) c’est à dire sans risque, et en classe 2 pour le milieu sol c’est à dire à surveiller. Des travaux de dépollution ont été entrepris en 1999. Environ 25 tonnes de matériaux souillées ont été évacués (dont la cuve à goudron). Le site est clôturé et fermé. L’accès au site est contrôlé (agents EDF/GDF). Des travaux d'imperméabilisation du terrain (enrobés bi-couche) ont été achevés au mois de Juin 2001. La surveillance de la qualité des eaux souterraines n'a pas montré de pollution des eaux et a été arrêté en 2007. ENGIE (ex Gaz de France) a cédé le terrain à la société SPEED REHAB, filiale de BROWNFIELDS et VINCI, dans l'objectif de réhabiliter le site pour un usage résidentiel selon la procédure "Tiers Demandeur" définie par la loi ALUR. Un premier dossier déposé en 2018 a été refusé par le préfet le 30 novembre 2018. Un deuxième dossier complété a été déposé en septembre 2019. Le préfet du Gard a donné son accord et encadré les travaux par arrêté n°20-124 du 22 avril 2020. Les terres les plus impactées par des hydrocarbures ont été excavées et éliminées en filière de traitement adaptée. Un géotextile permet d'identifier la séparation entre la couverture de terre végétale et la pollution résiduelle. L'inspecteur a établi le PV de récolement le 29 septembre 2020 après avoir reçu tous les justificatifs et réalisé une visite des lieux le 25 septembre 2020. Des servitudes d'utilité publique (SUP) ont été instituées par arrêté préfectoral du 30 septembre 2021, publiées au fichier foncier le 31 janvier 2022. Ces SUP ont vocation à pérenniser les aménagements (couvertures des sols) garantissant l'absence de risque pour les usagers.

Ce qui a été fait et constaté

Compte tenu de la pollution présente dans les sols début 2019, et en application de l'article L125-6 du code de l'environnement, un SIS (secteur d'information sur les sols) a été créé par arrêté préfectoral n°30-2019-02-15-001 du 15 février 2019. Des travaux de dépollution ont été réalisés en 2020 et des servitudes d'utilité publiques ont été instituées par arrêté du 30 septembre 2021. Compte tenu de la pollution résiduelle présente dans les sols, le SIS est maintenu. Aussi, conformément à l'article L556-2 du code de l'environnement, tout projet d'aménagement ou de construction sur ce site devra faire l'objet d'une attestation, par un bureau d'études certifiés dans le domaine des sites et sols pollués, garantissant la compatibilité du projet avec l'état du sol.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sommières, l'inventaire recense 26 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Sommières.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.