LYDALL FILTRATION/SEPARATION
Ce terrain de Melrand est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00007410101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Melrand (56310) |
| Département | Morbihan |
| Adresse | COET BUMAN |
| Mise à jour par l'administration | 03/03/2016 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 56.0002 (BASOL) |
Le contexte
Le site correspond à une ancienne papeterie. La société TEXON avait pour principale activité la fabrication de TEXON (utilisé pour les semelles de chaussures) et les séparateurs de batterie à base de papier phénolé (emploi de résine formophénolique). Ces activités sont à l'origine d'une contamination ancienne des sols par des phénols. La société TEXON a été par la suite reprise par la société AXOHM Industries devenue LYDALL FILTRATION/SEPARATION (reprise en 2002) qui, désormais, est spécialisée dans la fabrication de media-filtrants et séparateurs de batterie à base de microfibres de verre imprégnée de latex synthétique. La société LYDALL FILTRATION /SEPARATION a définitivement cessé d'employer la résine phénolique. Une contamination ancienne des sols de l’établissement a entraîné une pollution rémanente des eaux du Blavet au droit de l’établissement. Cette contamination a deux origines : - le rejet phénolé en puits perdus de juillet 1976 à janvier 1979, - l'inétanchéité du réseau de collecte et de stockage des eaux phénolées avant incinération sur site (rupture accidentelle d'une canalisation en 1991). Des "poches" de contamination en phénols se situent dans les remblais de galets et graviers à sables, au-dessus de l’arène argileuse qui formerait une sorte d’écran à la diffusion des composés. Les 4 études successives menées en 1990, 1993 , 1998 et 2000 démontrent que la pollution s’estompe naturellement sans incident dans la rivière. Le phénol accumulé dans le sol subit une dégradation naturelle par les micro-organismes. La dernière étude indique en conclusion que cette pollution résiduelle ne semble pas préjudiciable aux usages de l’eau du Blavet, en situation actuelle. Suite à des problèmes de colmatage des deux piézomètres situés dans l'atelier séparateur, deux nouveaux forages ont été réalisés en octobre 2003. Les résultats obtenus ont montré pour l'un des deux piézomètres des teneurs en phénol qui paraissent cohérentes avec celles mesurées dans les piézomètres précédents et qui poursuivent leur tendance à la décroissance mise en évidence dans les suivis précédents. Pour l'autre, un degré de contamination élevé et constant a été relevé. Pour apprécier le degré de contamination résiduelle et ses incidences sur le milieu naturel des investigations complémentaires ont été menées en 2004. Cette étude conclut que : - l'ancienne zone d'enfouissement de composés phénolés utilisée dans les années 1976 et 1979 est aujourd'hui exempte de résidus phénolés susceptibles d'être à l'origine d'une pollution diffuse du Blavet, - les sols, sous l'atelier séparateur, peuvent contenir localement des "poches" résiduelles de contamination en phénol, - un des nouveaux piézomètres mis en place par l'industriel se trouve précisément implanté dans une de ces zones de contamination résiduelle, - les contaminations ont uncaractère très localisé, - la présence de ces "poches" résiduelles est liée à des zones plus argileuses qui ont piégées les résidus phénolés mais du fait de cette caractéristique, la mobilité des éléments chimiques retenues se trouvent également entravés, - les évaluations théoriques de l'incidence de ces contaminations sur la qualité des eaux du Blavet montrent qu'elles ne peuvent pas engendrer de contamination à un niveau mesurable dans le milieu, - l'évolution de la qualité des eaux mesurée en 2000 et ayant conduit à sa "banalisation" se confirme aujourd'hui. Par contre, la présence de cette "poche" résiduelle de contamination, conduit à recommander la poursuite de l'autosurveillance du site. Le suivi des eaux souterraines confirme, en mai 2014, la baisse des concentrations en phénols et donc, l'atténuation naturelle de la pollution.
Ce qui a été fait et constaté
Une contamination ancienne des sols de l’établissement a entraîné une pollution rémanente des eaux du Blavet au droit de l’établissement. Cette contamination a deux origines : - le rejet phénolé en puits perdus de juillet 1976 à janvier 1979, - l'inétanchéité du réseau de collecte et de stockage des eaux phénolées avant incinération sur site (rupture accidentelle d'une canalisation en 1991). Des "poches" de contamination en phénols se situent dans les remblais de galets et graviers à sables, au-dessus de l’arène argileuse qui formerait une sorte d’écran à la diffusion des composés. Les 4 études successives menées en 1990, 1993 , 1998 et 2000 démontrent que la pollution s’estompe naturellement sans incident dans la rivière. Le phénol accumulé dans le sol subit une dégradation naturelle par les micro-organismes. La dernière étude indique en conclusion que cette pollution résiduelle ne semble pas préjudiciable aux usages de l’eau du Blavet, en situation actuelle, compte tenu : - des fréquences et des niveaux de dépassement, - du maintien du niveau du bief, - des aménagements et du suivi de qualité de l'eau réalisés par l’industriel, - des traitements mis en place au niveau des usines de production d’eau potable. Suite à des problèmes de colmatage des deux piézomètres situés dans l'atelier séparateur, deux nouveaux forages ont été réalisés en octobre 2003. Les résultats obtenus ont montré pour l'un des deux piézomètres des teneurs en phénol qui paraissent cohérentes avec celles mesurées dans les piézomètres précédents et qui poursuivent leur tendance à la décroissance mise en évidence dans les suivis précédents. Pour l'autre, un degré de contamination élevé et constant a été relevé. Pour apprécier le degré de contamination résiduelle et ses incidences sur le milieu naturel des investigations complémentaires ont été menées en 2004. Cette étude conclut que : - l'ancienne zone d'enfouissement de composés phénolés utilisée dans les années 1976 et 1979 est aujourd'hui exempte de résidus phénolés susceptibles d'être à l'origine d'une pollution diffuse du Blavet, - les sols, sous l'atelier séparateur, constitués de remblais en zone alluvionnaire, peuvent contenir localement des "poches" résiduelles de contamination en phénol, - un des nouveaux piézomètres mis en place par l'industriel, suite au colmatage des anciens piézomètres, se trouve précisément implanté dans une de ces zones de contamination résiduelle, - les sondages complémentaires entrepris durant l'été 2004 ont confirmé le caractère très localisé de ces contaminations, - la présence de ces "poches" résiduelles est liée à des zones plus argileuses qui ont piégées les résidus phénolés mais du fait de cette caractéristique, la mobilité des éléments chimiques retenues se trouvent également entravés, - les évaluations théoriques de l'incidence de ces contaminations sur la qualité des eaux du Blavet montrent qu'elles ne peuvent pas engendrer de contamination à un niveau mesurable dans le milieu, - l'évolution de la qualité des eaux mesurée en 2000 et ayant conduit à sa "banalisation" se confirme aujourd'hui. Par contre, la présence de cette "poche" résiduelle de contamination, conduit à recommander la poursuite de l'autosurveillance du site. Le suivi des eaux souterraines confirme, en mai 2014, la baisse des concentrations en phénols et donc, l'atténuation naturelle de la pollution.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Melrand, l'inventaire recense 8 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Melrand.
- Ancienne décharge du Moulin Poul — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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