Ancienne usine Rencast
Ce terrain de Douvaine est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00006950101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Douvaine (74140) |
| Département | Haute-Savoie |
| Adresse | ZI DES ESSERTS |
| Mise à jour par l'administration | 22/05/2017 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 74.0117 (BASOL) |
Le contexte
L’usine a été créée en 1969 par la société Lachenal qui avait souhaité y transférer sa fonderie de pièces en aluminium et en zamak. L'activité était soumis à autorisation au titre ICPE. L'activité du site a cessé en février 2007. Le dernier exploitant, Rencast Léman a été radiée du registre du commerce le 15 décembre 2011 sans avoir réhabilité le site. Le site a été victime en mai 2010 d’un vandalisme sur les transformateurs contenant des PCB restés en place, générant une pollution des sols et des eaux souterraines par cette substance. Des pollutions historiques aux COHV ont également été diagnostiquées. Des travaux de dépollution ont été réalisés en 2013 et 2014 laissant une pollution résiduelle du site.
Ce qui a été fait et constaté
Une évacuation des écoulements de PCB, des derniers transformateurs et de déchets divers, ainsi qu’une excavation d’une partie des terres impactées ont été réalisées par le liquidateur judiciaire. À la suite de ces excavations, un diagnostic complémentaire a mis en évidence la présence de PCB autour et en dessous du bâtiment, dans des concentrations pouvant atteindre 1700 ppm en dessous de la dalle du bâtiment. Une excavation complémentaire des sols a été effectuée en octobre 2010. En dehors des dépenses d’évacuation des déchets, les frais de diagnostic, ainsi que toutes les dépenses suivantes ont été payées par la CCBC, le liquidateur judiciaire ayant signifié qu’il ne disposait plus de fonds. A l’issue de cette première série d’investigations et de travaux, un diagnostic approfondi et une analyse des risques résiduels ont été réalisés en décembre 2010. Les investigations réalisées ont porté sur 7 sondages de sols (partie excavée, zone de quai et sous le bâtiment), implantés autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du site, sur 3 piézomètres réalisés en amont et aval hydrauliques (proche et éloigné), et sur un prélèvement de l’air du sol à l’intérieur du bâtiment. Les investigations de sols ont mis en évidence des teneurs encore élevées en PCB dans la zone excavée (jusqu’à 904 mg/kg) et sous l’enrobé de la zone de quai (jusqu’à 1723 mg/kg). Une pollution historique des sols par du solvant chloré (trichloréthylène) a également été décelée sur un sondage situé dans la zone de quai, à 2 à 3 m de profondeur (93 mg/kg), ainsi que dans une moindre mesure par du tetrachloroéthylène (0,6 mg/kg). Au niveau des eaux souterraines captives sous le site, aucune trace de PCB n’a été relevée en aval hydrogéologique éloigné (Pz2, piézomètre à l’extrémité nord-ouest du bâtiment). Par ailleurs, les eaux localement contenues dans des poches argileuses au droit des terres polluées sont contaminées à divers degrés par les PCB. Les eaux souterraines du piézomètre aval éloigné sont contaminées en trichloréthylène (106 µg/l). Les concentrations en PCB et solvants chlorés dans l’air du sol mesurées à l’intérieur du bâtiment à proximité des quais se sont révélées inférieures aux seuils de détection. L’évaluation quantitative des risques sanitaires a étudié les risques encourus par une cible constituée d’un adulte travaillant sur le site et cumulant une exposition en intérieur et en extérieur. Les résultats mettent en évidence des risques toxiques et cancérigènes très supérieurs aux limites acceptables pour ce qui est du risque lié au contact direct avec les sols superficiels non recouverts contenant des PCB et du risque d’inhalation de trichloréthylène depuis les sols en extérieur. Les mesures de gestion retenues pour obtenir ces résultats sont : - supprimer l’ensemble des sources de pollution aux PCB situées à l’extérieur du bâtiment jusqu’à la concentration de 10 mg/kg, et recouvrir l’ensemble de ces zones par un revêtement étanche - réaliser un diagnostic complémentaire pour reconnaître l’étendue de la pollution en trichloréthylène, avant d‘éliminer cette source ou de la traiter jusqu’à obtenir la concentration maximale de 20 mg/kg - réaliser une dépollution des sources sol et des poches d’eau afin de limiter l’apport de polluants vers les eaux souterraines - assurer un suivi au moins semestriel de ces eaux souterraines et recenser les usages de ces eaux à l’extérieur du site. La nouvelle EQRS réalisée a montré que la voie de transfert la plus pénalisante était le dégazage des poches d’eau polluées par les PCB et les CHOV. Les objectifs suivants ont donc été fixés : milieu eaux : traiter en intégralité les poches d’eau en même temps que les sols. Pour les eaux souterraines profondes, traiter la plus grosse charge polluante, mais pas nécessairement dépolluer en intégralité, ces eaux ne générant pas de COHV dans l’air des bâtiments milieu sols : les objectifs précédemment définis sont confirmés : 10 mg/kg pour les PCB et 20 mg/kg pour le trichloréthylène. Les travaux de dépollution des sols se sont déroulés entre novembre 2012 et mai 2013. 200 m3 de terres polluées et ont été évacuées, ainsi que 100 m3 de boues supplémentaire. Les opérations de traitement des eaux souterraines ont été menées d’avril 2013 à mai 2014, sous forme d'extraction sous vide multi-phases : - pompage et traitement des eaux souterraines et des eaux de poches subsistantes, par décanteur/séparateur puis 2 filtres à charbon actifs - pompage et traitement de l’air, par 2 filtres à charbon actifs - injection d’oxydant (permanganate de potassium).
Ce qui a été fait et constaté
Résultat de la surveillance à la date du 2014-11-24 : LA SITUATION S'AMELIORE Informations complémentaires : Teneur résiduelle en COHV sur piézomètres situés en aval du bâtiment (30 à 1300 µg/l), non détectée sur les 2 puits privés situés en aval. PCB non détectés, sur piézomètre aval comme sur puits privés.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Douvaine, l'inventaire recense 39 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Douvaine.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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