Sols pollués

STATION SERVICE '' ELF LES HOUCHES SUD ''

Ce terrain de Les Houches est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00006680101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLes Houches (74310)
DépartementHaute-Savoie
AdresseRN 205
Mise à jour par l'administration22/05/2017
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant74.0064 (BASOL)

Le contexte

Le site a accueilli une station service qui a été réhabilité en parking sous réserve que le site soit recouvert d'une couche de 0,20 à 0,30 m d'épaisseur de remblai sain. Une pollution résiduelle est présente sur le site pouvant être incompatible avec un éventuel changement d'usage futur. Les derniers diagnostics ont mis en évidence notamment la présence d'hydrocarbures.

Ce qui a été fait et constaté

L'exploitant a fait réaliser en janvier 2007 un diagnostic du site par un bureau d'études, dont les principaux éléments sont synthétisés ci-après. Le site est implanté en bordure de le RN 205 dans le sens montant en direction de Chamonix sur la commune des Houches. Il s'agit d'une zone péri-urbaine avec la présence d'habitations, de commerces et de petites industries à proximité. D'après la carte géologique de Saint-Gervais, l'ancienne station service repose sur un cône de déjection ancien reposant sur les alluvions de la vallée de l'Arve. Le cours d'eau le plus proche est le torrent du Bourgeat qui s'écoule en limite Est du site puis se jette dans l'Arve à 250 m au nord du site. Deux plans d'eau sont recensés à 3 km à l'Est de l'ancienne station service en rive droite de l'Arve : le lac de Gaillands et le lac à L'Anglais. Ils se trouvent en amont hydraulique et topographique et ne sont donc pas considérés comme vulnérables. Au droit du site, compte tenu de l'existence d'un cône de déjection ancien, la présence d'eaux souterraines pouvait être envisageable. Toutefois, lors du diagnostic des sols, aucune venue d'eau n'a été constatée dans les sondages, notamment sur ceux qui ont été réalisés jusqu'à 8 m de profondeur. Plusieurs captages d'alimentation en eau potable (AEP) sont répertoriés dans un rayon de 5 km. Compte tenu de leur position par rapport au site étudié, soit en amont hydraulique, soit en latéral très éloigné, ils ne sont pas considérés comme potentiellement vulnérables. Selon l'exploitant, il n'y a pas eu d'incident susceptible de provoquer une pollution accidentelle des sols en cours d'exploitation. La campagne d'investigation des sols a consisté à réaliser 16 sondages de sol entre 2 et 8 m de profondeur. Les analyses sur les échantillons de sols ont porté sur les composants caractéristiques des carburants distribués, soit les hydrocarbures (fractions C5-C10 et C10-C40). De plus, sur les échantillons présentant des singularités organoleptiques, les BTEX ( benzène, éthylbenzène, toluène et xylène) ont été recherchés. Aucun sondage n'a mis en évidence de venue d'eau dans les 8 premiers mètres (profondeur maximale des investigations). De ce fait, il n'a pas été mis en place de piézomètre en vue de faire des analyses sur les eaux souterraines. Les résultats obtenus ont mis en évidence la présence d'hydrocarbures ou de BTEX avec une teneur plus ou moins notable au niveau de plusieurs sondages : - concentrations comprises entre 720 et 5810 mg/kg d’hydrocarbures au droit du poste de dépotage des carburants et des îlots de distribution (4 sondages). - concentrations de 6,03 et 1210 mg/kg de BTEX au droit du poste de dépotage des carburants et d’un îlot de distribution (2 sondages). Les travaux de démantèlement ont consisté à démonter la cuve aérienne de GPL et les postes de distribution des carburants (volucompteurs), à démolir le bâtiment, l’auvent et la piste en béton puis à extraire les cuves enterrées et les tuyauteries. Le suivi environnemental de démantèlement des infrastructures pétrolières a conduit à faire des analyses des sols excavés et des sols en fond et en bords des fouilles réalisées au droit des emplacements de toutes les cuves enterrées extraites. Ces analyses ont aussi été menées dans la fouille réalisée au niveau de la zone de distribution des carburants (volucompteurs) pour laquelle le diagnostic environnemental de janvier 2007 avait mis en évidence la présence significative d'hydrocarbures et de BTEX ainsi que dans une tranchée où se trouvaient les tuyauteries d'alimentation des volucompteurs. Les terres ont été triées à l'avancement au moyen : - des observations organoleptiques (odeurs, couleurs). - d'un photo-ioniseur portable permettant des mesures semi-quantitatives afin de déterminer la présence de volatils dans l'air interstitiel des sols. - de kits de terrain permettant d'évaluer ponctuellement la teneur en hydrocarbures absorbés dans les sols. A ce titre, tous les terrains présentant des particularités organoleptiques et qui étaient techniquement accessibles ont été évacués. 288,12 tonnes de terre polluées ont ainsi été évacuées vers un centre de traitement autorisé. Pour les terres laissées en place, on constate la subsistance d'anomalie sur deux fronts d’une fouille avec des teneurs en hydrocarbures totaux de 6539 mg/kg et de 5683 mg/kg, les autres fouilles ne présentant pas de traces caractéristiques de contamination des sols. Les excavations ont été remblayées avec des matériaux issus du site ou d'une carrière située à proximité. Des matériaux recyclés (béton concassé 0/40 et 0/80) ont également été utilisés à cet effet. Tous ces matériaux de remblais ont fait l'objet d'analyses préalables afin de s'assurer qu'ils ne présentaient pas de trace de pollution. Le suivi environnemental réalisé après l'enlèvement des infrastructures pétrolières de l'ancienne station service et l'évacuation des terres polluées en centre de traitement a mis en évidence la subsistance d'une pollution des sols somme toute très localisée au niveau de deux fronts d’une fouille. Cette pollution est constituée à 80% d'hydrocarbures lourds donc peu volatils. Compte tenu du contexte géologique et hydrogéologique du site, le risque de transfert de la pollution du sol vers les eaux souterraines ou des eaux souterraines vers les eaux superficielles est faible. L'usage futur du site étant une aire de repos située en bordure de la RN 205 (parking aérien pour stationnement de véhicules), on peut estimer que les personnes s'y arrêtant seront présentes de façon très ponctuelle. La totalité du site ayant été recouverte d'une couche de 0,20 à 0,30 m d'épaisseur de remblai sain, il n'existera pas de risque de contact direct avec les sols pollués pour le public amené à passer sur le site. Dans la mesure où les personnes présentes seront à l'extérieur, le scénario d'exposition par inhalation des composés volatils (hydrocarbures légers) en provenance des sols pollués n'apparaît pas pertinent: d'une part, la majorité de la pollution est constituée d'hydrocarbures lourds peu volatils donc présentant un transfert sol/air par dégazage négligeable et d'autre part, la fréquentation du site devrait être ponctuelle du fait de l'usage futur des terrains. En conclusion, compte tenu de ces éléments d'appréciation, il ne paraît donc pas nécessaire de prévoir des mesures de remise en état complémentaires à celles qui ont déjà été réalisées.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Les Houches, l'inventaire recense 30 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Les Houches.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.