RETIA - Usine de PREMONT (ex. ARKEMA)
Ce terrain de Orelle est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00006520102 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Orelle (73140) |
| Département | Savoie |
| Adresse | ORELLE |
| Mise à jour par l'administration | 03/04/2019 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 73.0129 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
Le site a accueilli une usine de fabrication de chlorate de potassium et de chlorate de sodium. La présence de chrome a été détectée dans les sols. Le site a été réhabilité en aménagement paysager, les sols pollués étant associés aux déblais issus du chantier du tunnel autoroutier (A43) d'Orelle.
Ce qui a été fait et constaté
L'étude diagnostic de l'état de contamination de l'usine de Premont, réalisée entre octobre 1993 et mars 1994, a mis en évidence les éléments suivants : - Les unités et les bâtiments ont été construits à flanc de montagne sur des terrasses aménagées parallèlement à l'Arc. Le sol est constitué de grès gris arkostiques peu perméables lorsqu'ils ne sont pas altérés. Les venues aquifères sont peu nombreuses et localisées le long des zones de fractures. L'eau infiltrée reste dans les niveaux superficiels plus ou moins désagrégés et va rejoindre l'Arc située en contrebas. - La campagne de reconnaissance de 34 sondages montre des contaminations en chrome total (983 mg/kg), zinc (1400 mg/kg), baryum (1950 mg/kg), nickel (140 mg/kg), plomb (933 mg/kg), cuivre (190 mg/kg), molybdène (17 mg/kg) et fluor (661 mg/kg). Les travaux de réhabilitation se sont déroulés du 20 mai 1996 au 31 décembre 1997 avec pour objectifs des teneurs en métaux lourds inférieures aux seuils C des valeurs guides hollandaises 1990. Des objectifs spécifiques pour le chrome étaient donnés : - Chrome total : 200 mg/kg dans le sol et 200 µg/L sur les lixiviats. - Chrome IV : 10 mg/kg dans le sol et absence sur les lixiviats. Au cours de ces travaux, 9 galeries présentes sous l'usine ont fait l'objet d'une intervention. 40 m3 de sédiments chargés en chrome IV ont été récupérés et traités sur l'unité de décontamination physico-chimique puis des galeries ont été consolidées et obturées par injection de béton (520 m3 dosé à 300 kg/m3). Les matériaux de démolition ont représenté un volume de 34.800 m3 de béton et de gravats dont 3.450 m3 de béton et crépis pollués.15.250 kg de déchets d'amiante provenant du démantèlement des bardages en fibrociment ont été évacués. Le traitement de décontamination des 3.490 m3 de déchets chargés en chrome IV a nécessité l'utilisation de 4.000 L de bisulfite, 800 L d'acide sulfurique 92 % et 800 L de soude 30 %. 45 m3 de boues d'hydroxyde de chrome provenant du traitement de décontamination ont été également évacués. L'ancien exploitant (Arkema) a transmis, par courrier du 22 juillet 2004, un dossier de cessation d'activité. Le dossier de cessation d'activité vient compléter le mémoire transmis à Monsieur le Préfet le 03/07/1997 et fait en pratique une synthèse des travaux réalisés au cours de la réhabilitation et du suivi exercé sur l'environnement pendant 7 ans. Il en ressort que : - Le site a été dépollué, les bâtiments industriels complètement démantelés, les gravats étant restés sur place après dépollution. - Le site a été utilisé comme stockage de déblais de terrassement par la SFTRF et il ne reste plus aucune trace visible de son passé historique, hormis quelques exutoires dans les talus de l'Arc, où sortent encore des drains. - Le suivi des drains sur 7 ans n'a pas montré d'anomalie sur le paramètre concerné, à savoir chrome total ; notamment aucune valeur n'est supérieure à la valeur seuil de l'époque. Une inspection sur site du 20/08/2004 a confirmé cet état des lieux. Un procès-verbal de récolement a été délivré à la société ARKEMA le 06/06/2005. Le site a fait l'objet d'un récépissé de changement d'exploitant du 05/12/2005 au bénéfice de la société Retia, filiale du groupe TOTAL dédié à la gestion des anciens sites. Par courrier du 5/01/2006, RETIA a transmis à la DRIRE la version projet d'une demande d'institution de servitudes d'utilité publique, eu égard à la présence résiduelle de métaux dans les sols, afin de garantir un usage ultérieur adéquat des terrains. Ce dossier préconise un usage du site exclusivement réservé aux activités à caractère industriel et d'artisanat. Le dossier a été jugé incomplet et la procédure d'instruction n'a pas été poursuivie.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Orelle, l'inventaire recense 2 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Orelle.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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