Sols pollués

Imprimerie HELIO CORBEIL

Ce terrain de Corbeil-Essonnes est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00000420101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCorbeil-Essonnes (91100)
DépartementEssonne
Adresse4 bd crete
Mise à jour par l'administration17/07/2024
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiantNon renseignés
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

L’évaluation environnement d’octobre 2000 a mis en évidence une pollution des sols au toluène et aux HCT (jusqu’à 7070 mg/kg de masse sèche). En 2003, un suivi de la qualité des eaux souterraines a été établi. En 2011,un diagnostic de pollution a de nouveau mis en évidence la présence d’impacts en toluène et en hydrocarbures au niveau des cuves de récupération de solvants, des cuves encres et en aval hydraulique des cuves de fuel et de toluène principalement entre 2 et 7 m de profondeur. Une étude environnementale en vue de l’acquisition de l’imprimerie par la société Brownfields Ingénierie SAS, a été effectuée en 2015. (Étude historique, étude de vulnérabilité des milieux, diagnostic des sols). Cette étude a permis de mettre en évidence la présence d’impacts en toluène, en Hydrocarbures Totaux (HCT) et dans une moindre mesure, des anomalies ponctuelles en HAP. De manière générale, un impact important en toluène et HCT a été détecté au droit du bâtiment N qui accueillait les anciennes rotatives dans les années 1970. Ces anciennes rotatives pourraient être à l’origine de l’impact. Sur le reste du site, des impacts en Hydrocarbures Totaux et Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) ont été relevés. Observations: Spécialisée dans l’impression de magazines, l’imprimerie HELIO Corbeil est implantée sur ce site depuis 1829. Le site, d’une superficie de 3,5ha, se trouve à proximité immédiate du centre-ville et est bordée à environ 140m par la Seine et à quelques dizaines de mètre par un bras de la rivière de l’Essonne.

Ce qui a été fait et constaté

L’exploitant a déclaré, par courrier du 31 janvier 2020 à Monsieur le préfet de l’Essonne, que la cessation d’activité du site aurait lieu le 31 décembre 2021 au plus tard. La production a été arrêtée au cours du mois de septembre 2020. L’entreprise est en liquidation judiciaire, l’inspection des installations classées a envoyé un courrier en mars 2023 au liquidateur judiciaire afin de lui faire part des éléments ci-après. Synthèse des investigations réalisées de 2000 à 2019 : Qualité des milieux : Sols : Les résultats des investigations sur les sols mettent essentiellement en évidence des impacts en toluène et hydrocarbures dans et en limite Nord du bâtiment N (grand bâtiment au nord-ouest du site), possiblement liés aux anciennes rotatives présentes dans ce bâtiment dans les années 1970. Ces impacts très significatifs en toluène sont mesurés à partir de 2 m de profondeur, dans la zone saturée et dans la zone de battement de nappe et en particulier dans la partie centrale du bâtiment N. Gaz des sols : Les investigations sur les gaz du sol consistent en un réseau de 29 piézairs dont 12 mis en place par ICF Environnement en 2016, 2 en 2017 puis 15 par ICF en 2019) ; ces différents ouvrages ont mis en évidence : • des teneurs relativement homogènes en toluène (de l’ordre de 100 à 500 μg/m3) sur l’ensemble du site auxquelles s’ajoutent des zones concentrées au droit du bâtiment N dans l’ensemble des campagnes, avec une concentration maximale de 110 650 µg/m³ relevée en 2019. Cet impact peut être mis en relation avec les concentrations en toluène mesurées dans les sols dans la même zone (Bâtiment N). • De fortes concentrations en COHV (composés organiques hydrogénés volatils) au sud du site dans la zone de parking, provenant vraisemblablement d’un dégazage de la nappe, ces anomalies se retrouvant localement dans les eaux souterraines et les sols. Eaux souterraines : Les investigations sur les eaux souterraines indiquent : • une pollution en COHV de la nappe au droit du site, avec des concentrations élevées en amont hydraulique du site, et dont l’origine est donc probablement extérieure au site. • La présence de toluène dans les ouvrages localisés en aval hydraulique et limite de site, avec une variabilité des concentrations d’une campagne à l’autre. Le toluène n’a pas été détecté lors de la dernière campagne de 2019 (basses eaux), après une forte diminution en 2018 vraisemblablement suite au venting effectué cette année là dans le cadre d’essais pilotes. À noter qu’en 2019, seules deux campagnes de prélèvement basses eaux ont été effectuées (août 2019 et octobre 2019). Le sens d’écoulement de la nappe des alluvions au niveau du site est globalement du sud sud-ouest vers nord nord-est, en direction de la Seine. La rivière Essonne se situe à proximité du site et l’étude historique a mis en évidence l’existence d’un ancien chenal canalisant un bras de l’Essonne qui traversait le site du sud-ouest au nord-est. Cela peut influencer localement les sens d’écoulements. Investigations complémentaires réalisées en 2020 : Eaux souterraines : • Ni la rivière Essonne ni le chenal ne semblent avoir d’effet sur l’écoulement des eaux qui est globalement vers le nord nord-est. • Une pollution en arsenic de l’eau est mise en évidence (25 µg/L pour une norme eau potable à 10µg/L) mais cette pollution ne peut être attribuée à l’activité du site. Aucun autre métaux ne dépasse les valeurs de référence. • La pollution des eaux souterraines en COHV est confirmée, avec dépassement des valeurs de référence pour : ◦ Le 1,2 dichloroéthane, un seul dépassement, 5,7 µg/L pour une référence à 3 µg/L, au PZ7B (à l’ouest du site, proche de la rue du Général Leclerc) ◦ Le cis-1,2 dichloroéthylène sur trois piézomètres à l’est du site, avec un maximum de 450 μg/l, 9 fois supérieure à la valeur de référence de 50 µg/L ◦ Le tétrachloroéthylène, dont la valeur de référence est de 10 µg/L est dépassé pour six des 13 ouvrages avec des valeurs de 75 µg/L en amont du site et jusqu’à 790 µg/L en aval. ◦ Le chlorure de vinyle, dont la valeur de référence est de 0,5 µg/L est dépassé pour six des 13 ouvrages tous en aval hydraulique, ou latéral avec des valeurs de 0,61 µg/L en Pz8, au nord, proche avenue Darblay et jusqu’à 1 200 µg/L, au niveau de Pz10 latéral, proche du boulevard Crété. • Le benzène, le toluène et le xylène sont trouvés dans certains ouvrages, en concentrations inférieures aux valeurs de référence. Gaz des sols : • Des teneurs en toluène entre 800 et 900 µg/m³ au nord du site, en aval hydraulique. À noter que ces teneurs sont très inférieures à celles constatées en amont sur la zone par le passé, 15 000 mg/m³, argument en faveur d’un traitement partiel (à défaut d’être total) de la source Toluène lors des essais de venting de 2018 ; Ces teneurs sont inférieures à la borne R1 des valeurs d’analyses de la situation, elles ne présentent pas de danger pour la santé humaine. • A l’est et à l’ouest, des teneurs respectives en toluène d’environ 32 et 104 µg/m³. • Des hydrocarbures sont quantifiés au nord (825 µg/m³ max pour les aliphatiques). Il est difficile de corréler la qualité des milieux sols, gaz du sol et eaux souterraines. Ces constats doivent être consolidés dans le temps notamment en limite est (bâtiment de l’Hôtel de Ville) et au nord (à proximité du magasin peinture et Immeuble avec restaurant en RdC) ou les enjeux sanitaires paraissent les plus importants. Interprétation de l’État des Milieux (IEM) : En l’absence d’autorisation de pénétrer dans certains bâtiments et les démarches pour l’obtention des autorisations d’accès auprès des artisans et des particuliers n’ayant pas été entreprises en raison de la crise sanitaire de COVID 19, les points de prélèvements d’air ambiant hors site prévus au programme initial n’ont pu être réalisés. De même le couple piézomètre/piézair situé rue du Gal Leclerc, au plus proche des habitations cibles, n’a pu être réalisé en raison de la densité de réseau (canalisations). Les données actuellement disponibles n’ont donc pas été jugées suffisamment complètes et affirmées pour la finalisation de l’IEM. La dernière inspection diligentée le 24 février 2021 a permis d’acter la mise en sécurité du site. Elle a aussi permis de juger que les études fournies jusqu’à cette date sont insuffisantes pour conclure que l’état du site est compatible avec un usage futur industriel. La pollution sur site et hors site n’est pas suffisamment caractérisée. Le dernier rapport de l’inspection, de juin 2021, conclut que des actions supplémentaires sont nécessaires pour que le terrain soit rendu compatible avec un usage industriel, à savoir : • La réalisation d’une nouvelle campagne complète sur les eaux souterraines visant à vérifier : ◦ La piézométrie en partie centrale du site, notamment anomalie piézométrique observée sur PZ5B ; ◦ L’évolution de l’état des milieux conjoint (eaux souterraines et gaz du sol) en fonction des conditions hydrodynamiques et de variations de la qualité des eaux notamment en limite du bâtiment administratif de l’ancienne mairie et de l’enclave nord (magasin de peinture, et immeuble de logement). • Dès lors que les autorisations auront été reçues, la réalisation des doublons air ambiant/air sous dalle au droit de l’immeuble de logement situé dans l’enclave Nord et éventuellement au droit de l’usine Soufflet, • Une seconde campagne Air Ambiant au niveau des trois bâtiments ayant déjà fait l’objet de mesure dans des conditions climatiques plus favorables au dégazage (conditions estivales). » Par ailleurs, le rapport recommande : • L’interdiction d’usage des eaux souterraines à des fins de consommation humaine (puits privés pour arrosage et alimentation en eau potable) à titre préventif ; • Le maintien d’une surveillance régulière des eaux souterraines ; • La recherche de la ou les sources à l’origine des impacts COHV notamment celui présent en limite Est du site, sous réserve d’accès à la zone ; • Sur cette base, la finalisation du dossier de cessation d’activité dont la reprise du plan de gestion. En conséquence, la cessation d'activité de l'imprimerie HELIO CORBEIL n'est toujours pas achevée. Il reste des enjeux à traiter concernant la pollution des sols avec des impacts possibles à l'extérieur du site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Corbeil-Essonnes, l'inventaire recense 175 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 11 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Corbeil-Essonnes.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.